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Économie – Social

Les salariés d'Eurocoustic à Genouillac reprennent le travail après avoir obtenu une prime de 1000€

mardi 13 mars 2018 à 13:55 Par Marc Bertrand et Bénédicte Robin, France Bleu Creuse

Le travail va reprendre ce mardi après-midi à l'usine Saint-Gobain Eurocoustic de Genouillac, après deux jours de grève. La direction a fini par accéder à toutes les revendications de l'intersyndicale : moins d'intérim, des investissements sur le site et une prime pour les salariés.

Les salariés ont obtenu tout ce pour quoi ils faisaient grève depuis 24h.
Les salariés ont obtenu tout ce pour quoi ils faisaient grève depuis 24h. © Radio France - Bénédicte Robin

Genouillac, France

Victoire sur toute la ligne pour les salariés de l'usine Saint-Gobain Eurocoustic de Genouillac, spécialisé dans la fabrication de plafonds et de panneaux isolants en laine de roche. Au second jour de débrayage, entamé lundi à 4 heures du matin, la direction a cédé et accepté leurs demandes

Une prime de 1000€ et moins de recours à l'intérim

"On avait demandé une prime exceptionnelle de 800€, qui avait été refusée, mais aujourd'hui la direction l'a acceptée. Et comme on a dû faire grève pour obtenir cette prime, et que la direction nous a donné raison, on a demandé 100€ par jour de grève. On obtient donc une prime de 1000€", explique le délégué CGT Jacques Bonnyaud. 

Le problème c'est de nous obliger à faire grève pour obtenir ce qui nous est dû" - Jacques Bonnyaud, CGT

La direction a également promis un investissement sur le matériel de plus de 2 millions d'euros cette année, et 4 millions pour 2019. Une autre enveloppe est en cours de négociation pour l'an prochain. Des investissements jugés "nécessaires" par les représentants syndicaux et les salariés qui dénoncent des matériels vieillissants et pas assez entretenus.

Enfin, l'intersyndicale CGT-FO a obtenu un engagement de principe de la direction, qui promet de moins recourir à l'intérim pour pallier aux besoins de main-d'oeuvre, en embauchant plutôt des salariés à l'avenir. La direction a promis 8 postes en plus. "On aurait préféré que tout ça passe par les négociations normales avec la direction. Le problème c'est de nous obliger à faire grève pour obtenir ce qui nous est dû", estime Jacques Bonnyaud.

Un dialogue social dégradé depuis le changement de direction

Le site de Genouillac qui emploie 185 salariés est resté totalement à l'arrêt lundi toute la journée et mardi matin. La production devait reprendre mardi après-midi. Une centaine de salariés grévistes ont bloqué les entrées et sorties du site. Les syndicalistes voulaient également des engagements écrits sur les promesses d'amélioration du dialogue social et des conditions de travail dans l'entreprise.

D'après les salariés, les conditions travail et le dialogue social se sont fortement dégradés depuis le changement de direction l'an dernier. Une direction jugée plus brutale et qui soumettrait ses salariés à une pression disproportionnée.