Économie – Social

Les salariés de Faurecia FAE à Audincourt rassurés par leur futur patron

Par Faustine Mauerhan, France Bleu Belfort-Montbéliard mercredi 27 janvier 2016 à 19:09

Les pare-chocs de Faurecia seront bientôt PO.
Les pare-chocs de Faurecia seront bientôt PO. © Maxppp

Un mois après l’annonce du projet de rachat de la branche "bloc avant" de Faurecia par Plastic Omnium, les syndicats du sous-traitant automobile ont rencontré deux responsables de leur futur propriétaire pour la première fois ce mercredi à Paris.

Mi-décembre, la direction de Faurecia annonçait à ses salariés de toute la France que la branche bloc avant (FAE) quittait le navire. La branche pare-chocs sera vendue à Plastic Omnium, un groupe industriel français costaud. Pour les 800 salariés du site franc-comtois d’Audincourt l’inquiétude est particulièrement vive pour le service recherche et développement. Ils craignent particulièrement les doublons possibles entre Faurecia et Plastic Omnium. Ce mercredi, les représentants du personnel ont pu poser directement la question à leur futur patron !

Une bonne première impression

Les délégués syndicaux CFDT et CGT d'Audincourt qui étaient à Paris parlent même d'une réunion "très positive". D'abord parce qu'ils ont obtenu des réponses à leurs questions, ce qui n'est pas le cas quand ils s'adressent à la direction de Faurecia. Et ensuite parce que Plastic Omnium semble avoir de vraies ambitions pour la branche bloc avant. Les deux responsables ont ainsi assuré aux syndicats que PO compte bien poursuivre les investissements engagés à Audincourt pour rénover la ligne de montage et pouvoir construire les pare chocs des futures Peugeot.

Sur les doublons pas de réponse

Plastic Omnium pourrait même allonger la monnaie si besoin pour installer une nouvelle ligne de peinture sur le site. Reste quand même la fâcheuse question des doublons. PO vient de refaire à neuf son centre de recherche et développement à Lyon alors quid de la centaine de salariés en R&D ici en Franche-Comté ? Là-dessus pas de réponse. Il faut attendre de signer les papiers de la vente pour vraiment se plonger dans les tableaux d'effectifs et prendre des décisions explique le repreneur.

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