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Économie – Social

Les salariés Francéole du Creusot obtiennent 100.000 euros de rallonge

vendredi 25 août 2017 à 13:31 Par Soizic Bour, France Bleu Bourgogne et France Bleu

Les 54 salariés du site du Creusot de Francéole ont mis le feu à des palettes près de la production de mâts d'éoliennes, qu'ils menacent d'incendier si l'actionnaire du groupe Pelican Venture n'améliore pas sa participation de 200.000 euros au plan social.

Les salariés menacent d'incendier la production creusotine de mâts éoliens.
Les salariés menacent d'incendier la production creusotine de mâts éoliens. © Maxppp - JC Tardivon

Le Creusot, France

Mise à jour 15h10 : Les représentants du personnel sortent de réunion avec la direction. Au terme des négociations, l'actionnaire (Pelican Venture) et la direction ont chacun accepté de mettre 50.000 euros de plus sur la table pour financer le plan social. En tout, les salariés se voient donc proposer une enveloppe de 300 000 euros, au lieu des 200 000 euros prévus au départ.

"On aurait aimé plus, forcément", déclare Jérémy Bertrand, le délégué CGT et représentant du personnel. "Mais je pense qu'on ne pourra pas faire mieux." Les salariés doivent maintenant se concerter pour décider des suites à donner.

Ce vendredi matin, les salariés du site creusotin de Francéole sont passés à la vitesse supérieure, ils ont incendié des palettes et des pneus à proximité de la production de mâts d'éoliennes, auxquelles ils menaçaient aussi de mettre le feu si l'actionnaire (groupe Pelican Venture) n'améliorait pas sa participation de 200.000 euros au plan social auquel sont confrontés les 54 salariés.

Ultimatum

Le fabricant bourguignon de mâts d'éoliennes en acier emploie 160 personnes sur les sites de Longvic et du Creusot. L'entreprise est en redressement judiciaire depuis le 17 mai dernier et après plusieurs réunions pour demander plus de participation financière de la part de l'actionnaire, les salariés ont décidé d'employer la manière forte en lançant un ultimatum à l'actionnaire.

"Si à 14 heures, la direction n'a pas amélioré son offre et ne revient pas sur ses positions, on incendiera les mâts d'éoliennes", annonçait Jérémy Bertrand, délégué CGT et représentant du personnel. "On veut se faire entendre et le seul moyen, c'est d'attaquer la production, parce que si elle part en fumée, la trésorerie part en fumée aussi".

"On avait pas envie que ça finisse comme ça" - Jérémy Bertrand

"On a plus mille solutions pour se faire entendre, personne n'avait envie que ça se finisse comme ça mais devant nous on a des gens qui veulent pas bouger le petit doigt et qui veulent licencier les gens comme des mal propres et ça c'est plus possible", a-t-il ajouté.