Économie – Social

Les salariés de l'usine Saira Seats d'Andrézieux-Bouthéon poursuivent la grève ce mercredi

Par Angy Louatah, France Bleu Saint-Étienne Loire mardi 23 mai 2017 à 23:31

Les salariés ont planté des croix de bois comme symbole de la mort annoncée de leur usine.
Les salariés ont planté des croix de bois comme symbole de la mort annoncée de leur usine. © Radio France - Angy Louatah

Le groupe italien auquel Saira Seats appartient est en faillite. Les salariés en appellent au chef de l'État pour éviter que l'usine d'Andrézieux-Bouthéon ne soit entraînée dans cette chute.

L'usine Saira Seats est de nouveau en grève ce mercredi matin. Mardi, les salariés ont voté un mouvement de blocage de l'usine du parc de l'orme les sources à Andrézieux-Bouthéon. Aucun des 120 salariés n'a travaillé. Ils en appellent à l'intervention du président de la République, Emmanuel Macron, dans le litige qui les oppose à Tosoni, le groupe italien auquel Saira Seats appartient. L'usine d'Andrézieux-Bouthéon était en bonne santé ces dernières années. Sauf que depuis mai 2016, cette entreprise qui fabrique des sièges de trains, est considérée comme insolvable et voit une partie des ses commandes bloquées par son propriétaire, le groupe Tosoni, parce que ce groupe est en faillite.

"Saira Seats En Marche vers la mort"

Sur les banderoles, on peut lire "rentabilité, mort annoncée, SOS Macron" ou encore "Saira Seats En Marche vers la mort". Des croix de bois ont été plantées au sol, sur l'herbe du rond point, devant le parking de l'usine, comme symbole d'un enterrement annoncé, et auquel seul le président de la République pourrait remédier. Les salariés, démunis devant les décisions de la justice italienne qui les condamne à la faillite, souhaitent que le nouveau gouvernement use de diplomatie pour les aider.

Ils sont très déterminés. Ce mardi, à une centaine de mètres de leur parking, des fumées s'échappaient encore devant la grille de l'aéroport d'Andrézieux-Bouthéon. Les salariés ont fait brûler des palettes : "C'est pour montrer qu'on peut embêter tout le secteur et qu'on est capable de bloquer l'aéroport, vous avez aussi le plus grand dépôt de casino d'Europe, on peut bloquer l'entrée au niveau des ronds points" explique Emmanuel, salarié de Saira Seats.