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Économie – Social

Les salariés de la Seita à Fleury gardent l'espoir d'un repreneur

mardi 7 mars 2017 à 9:16 Par Anne Oger, France Bleu Orléans

Les salariés du centre de recherches de la Seita à Fleury les Aubrais manifestent ce mardi à Riom en Auvergne, devant la dernière usine française de fabrication de cigarettes. Les deux sites fermeront début 2018. A Fleury la recherche d'un repreneur laisse de l'espoir aux 87 salariés

Rassemblement au centre de recherches de Fleury le 11 janvier 2017
Rassemblement au centre de recherches de Fleury le 11 janvier 2017 © Radio France - Anne Oger

Fleury-les-Aubrais, France

Les négociations sur le plan social qui mènera à la fermeture de l'usine de cigarettes de Riom dans le Puy de Dôme, et à celle du centre de recherches de Fleury les Aubrais, débute aujourd'hui. 239 salariés travaillent à Riom, 87 à Fleury, les deux sites devraient fermer au début de l'année 2018. En comité central d'entreprise ce mardi, les syndicats demanderont au groupe Imperial Tobacco, propriétaire de la Seita depuis 2008, de démontrer le motif économique de ces deux fermetures. "Le bénéfice net du groupe s'élève à 2,4 milliards de livres en 2016, les dividendes reversés aux actionnaires ont augmenté de 10%" assure le syndicat Unsa dans un communiqué. Il appelle aujourd'hui les salariés à manifester pour faire pression sur le groupe. Ils seront une trentaine du centre de recherches de Fleury à participer à cette mobilisation.

Plusieurs entreprises seraient intéressées par une reprise du centre de recherches de Fleury, pas seulement par le site ou le bâtiment, mais par la compétences des collaborateurs

Depuis l'annonce de la fermeture du site de Fleury en novembre 2016, le groupe Imperial Tobacco cherche un repreneur, c'est une obligation désormais, c'est la loi Florange adoptée en mars 2014. Un comité de suivi se réunit régulièrement. "On n'a pas de détail sur les entreprises qui ont été contactées et sur l'avancée des discussions, il y a une obligation de confidentialité, les partenaires sociaux n'ont pas toutes les informations" dit Nathalie Balberde, déléguée syndicat Unsa et secrétaire du comité d'entreprise. "Mais nous avons de l'espoir, plusieurs entreprises seraient intéressées par une reprise de notre centre de recherches, et pas seulement pour le site ou le bâtiment. Mais bien pour notre compétence". Les salariés du centre de Fleury mènent les contrôles de toxicité de tous les produits Imperial Tobacco en Europe.

Un projet de laboratoire indépendant défendu par les salariés de Fleury

"Ce qu'on sait faire pour les cigarettes, on peut le faire pour d'autres produits ou d'autres mesures, c'est ce qui nous laisse de l'espoir. En revanche ce qui nous inquiète, c'est le temps, qui est compté. Il faut que cette recherche de repreneur aboutisse avant le 4 juillet 2017, dernière réunion du comité central d'entreprise fixée par le groupe. Après ce sera trop tard, les salariés recevront leurs lettres de licenciement et le site fermera". Parallèlement à ces recherches menées par Imperial Tobacco, les salariés ont mobilisés les élus du Loiret pour défendre leur projet à eux : la création d'un laboratoire indépendant qui effectuerait des analyses pour le compte du ministère de la Santé. Les élus sont allés défendre ce projet en janvier dernier auprès du Secrétaire d'Etat à l'Industrie Christophe Sirugue. Les salariés n'ont pas reçu de réponse pour le moment.