Économie – Social

Les salariés de Milliken en Ardèche toujours dans l'incertitude

Par Valéry Lombardo, France Bleu Drôme-Ardèche jeudi 24 septembre 2015 à 20:15

Le site ardéchois de Milliken à Saint-Julien-en-Saint-Alban
Le site ardéchois de Milliken à Saint-Julien-en-Saint-Alban © Radio France - William Borel

Le groupe américain Milliken, spécialisé dans le textile et la chimie, a décidé de mettre en vente son site ardéchois de Saint-Julien-en-Saint-Alban. La nouvelle a été confirmée aujourd'hui aux soixante salariés lors d'un comité d'entreprise. Mais la direction ne leur en a pas dit beaucoup plus.

Existe-t-il un potentiel repreneur ? Va-t-il y avoir des licenciements ? L'entreprise restera-t-elle en Ardèche ? Beaucoup de questions mais peu de réponses aujourd'hui pour les salariés du site ardéchois de l'entreprise Milliken.

Les salariés de Milliken dans l'incertitude

"On nous a confirmé la mise en vente et on nous a dit que des négociations étaient en cours avec un acheteur potentiel", explique Charles Serna. Le secrétaire du comité d'entreprise et syndicaliste CGT, comme ses collègues, n'en saura pas plus avant la semaine prochaine.

Inquiétude chez les salariés

Car un autre CE a été convoqué la semaine prochaine. C'est à cette occasion que le nom du ou des repreneurs potentiels pourrait être divulgué. Soit une semaine de plus dans l'inquiétude pour les salariés. "Cela fait 25 ans que je suis dans l'entreprise, mon collègue est là depuis 40 ans, évidemment que nous nous posons des questions", avoue Charles Serna.

"Si la vente ne se fait pas, nous continuerons à travailler avec notre actionnaire américain"

Il semble que la direction n'ait pas voulu en dire plus pour ne pas prendre le risque de faire capoter les discussions en cours. Mais Pierre Mitton, le directeur du site de Saint-Julien-en-Saint-Alban a tout de même donné une garantie aux salariés. "Si la vente ne se fait pas, nous continuerons à travailler avec notre actionnaire américain actuel. L'activité se poursuivra normalement sur ce site fondé il y a plus de 150 ans."

Autre bonne nouvelle dans toute cette incertitude, l'usine ardéchoise devrait être bénéficiaire en 2015, ce qui ne lui était pas arrivé depuis plusieurs années. La direction aux Etats-Unis ne veut donc pas vendre le site car il n'est pas rentable mais plutôt pour recentrer son activité. Et ça c'est clairement un atout aux yeux d'un potentiel repreneur.

Information : William Borel