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Économie – Social

Les salariés de Naval Group à l'Île Longue en grève depuis une semaine

Cela fait une semaine qu'entre un tiers et la moitié des salariés de Naval Group à l'Île Longue (Finistère) sont en grève. Ils réclament une prime pour compenser les conditions de travail plus difficiles sur ce site. Une réunion avec la direction mardi après-midi n'a rien donné.

250 salariés du site de l'Île Longue ont de nouveau manifesté mardi matin devant la préfecture maritime de Brest
250 salariés du site de l'Île Longue ont de nouveau manifesté mardi matin devant la préfecture maritime de Brest © Radio France - Morgane Heuclin-Reffait

Brest, France

Ils étaient 250 à manifester de nouveau ce mardi matin, devant la préfecture maritime de Brest : les salariés du site de l'Île Longue de Naval Group sont en grève depuis une semaine à l'appel de la CGT, rejointe par l'Unsa, pour réclamer une meilleure prise en compte salariale des frais impliqués par leur trajet pour aller sur site.

170 euros supplémentaires par mois

Travailler sur la base militaire de l'Île Longue, qui abrite les sous-marins nucléaires français, nécessite une organisation particulière. "Tout est conditionné aux horaires des bateaux navettes, à sept heures le matin et dix-sept heures le soir" indique Mickaël Le Quinquis, délégué CGT. Autrement, c'est plus d'une heure de route pour se rendre sur la presqu'île. Parmi les 500 à 600 salariés Naval Group sur le site, beaucoup ont des enfants en bas âge, comme Laura. "Je pars avant sept heures donc j'ai dû prendre une nourrice pour le garder le matin, indique-t-elle. _C'est toute ma prime qui y passe_, voire plus." 

"Les salariés du site de l'Île Longue sont un peu mieux rémunérés que ceux de Brest mais l'écart s'est réduit" explique Mickaël Le Quinquis. Leur prime s'élève aujourd'hui à 320 euros par mois. Les syndicats réclament une indemnité supplémentaire de 170 euros, pour faire face aux frais engendrés par les horaires de travail sur le site. Naval Group se dit "ouvert au dialogue afin de trouver des améliorations possibles, notamment en matière de qualité de vie au travail, pour limiter l’impact de ces contraintes."

Plomb, amiante et radon

Au-delà de l'aspect salarial, les conditions de travail sont aussi pointées du doigt. "On a des expositions aux rayonnements ionisants, au radon, à de la peinture au plomb dans les bassins, énumère Joran, qui a demandé à rejoindre le site de l'Île Longue en début d'année. Les _risques encourus ne sont pas récompensés à leur juste valeur_", estime-t-il. 

Résultat : "il y a de moins en moins de monde qui veut travailler ici, selon Mickaël Le Quinquis. Le site perd en attractivité.

"On demande aussi que tous les salariés de l'entreprise, qu'ils relèvent de la partie publique ou privée, aient accès à la pré-retraite pour exposition à l'amiante , ajoute Roland Guilcher, représentant CGT. Mais le gouvernement est en train de revenir dessus !"

Un site au ralenti

Depuis une semaine, le site de l'Île Longue tourne donc au ralenti. "Certains collègues qui continuent à bosser nous disent bien que c'est quasi vide", lance un gréviste. Chaque jour, près de la moitié des effectifs débraient. La direction ne souhaite pas préciser l'impact sur le fonctionnement du site, compte tenu de sa sensibilité. 

"Les salariés se voient accusés d'éventuelles pertes de contrats, de fermetures de services à cause de cette grève, déplore Roland Guilcher, représentant CGT. On est dans une _crise sociale profonde_. Il faut que la direction se mette en tête que si rien n'est mis sur la table, les salariés ne reprendront pas le travail !" La réunion prévue ce mercredi a finalement été avancée à mardi, mais sans déboucher sur une sortie de crise : selon la CGT, la direction refuse la hausse de la prime d'attractivité réclamée

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