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Économie – Social

Les salariés de Nicolas Industrie, à Champs-sur-Yonne, en grève

lundi 14 janvier 2019 à 18:33 Par Isabelle Rose, France Bleu Auxerre

Un bras de fer est engagé entre les salariés et la direction de Nicolas industrie à Champs-sur-Yonne. Le site doit être délocalisé en Allemagne et les employés réclament une prime de 24 mois de salaires. 72 des 113 emplois sont supprimés.

Mobilisation des salariés devant Nicolas Industrie à Champs-sur-Yonne
Mobilisation des salariés devant Nicolas Industrie à Champs-sur-Yonne © Radio France - Thierry Boulant

Les employés de Nicolas industrie, à Champs-sur-Yonne, sont en grève depuis lundi 14 janvier au matin. Le site est bloqué. Cette société spécialisée dans la fabrication de remorques et de plateforme va délocaliser une grande partie de son activité en Allemagne et supprimer 72 postes sur 113. Un plan de sauvegarde pour l'emploi a été mis en place le mois dernier. Les salariés réclament une prime extra-légale de 24 mois de salaire. Une demande jugée déraisonnable par la direction.  Ce ne serait pourtant que justice selon Julien Veillard, le secrétaire du comité d'établissement. "Beaucoup de salariés ont travaillé pratiquement toute leur vie dans cette entreprise, certains y ont passé entre 20 et 30 ans et aujourd’hui ce mouvement traduit de la colère par rapport à ce qui s’est passé aussi dans le passé sachant qu’aujourd’hui on délocalise la production alors que deux gros contrats viennent d’être signés. Chez Nicolas Industries nous avons des personnels compétents pour lesquels un reclassement sera sans doute compliqué. Notamment ceux qui travaillent dans le secteur hydraulique, les électroniciens ou électriciens, car si le secteur industriel reprend un peu de vigueur dans l’Yonne ce n’est pas forcément dans ces corps de métiers s’inquiète l’élu du CE. Je pense que cela va être des lendemains difficiles pour les familles".

salariés en grève - Radio France
salariés en grève © Radio France - Thierry Boulant

Selon Alain, 50 ans, qui travaille pour Nicolas Industrie depuis 27 ans, cette indemnité est tout à fait justifiée. "On nous a volé notre emploi depuis bon nombre d’années. Les technologies et les savoirs faires sont partis en Allemagne et là-bas lors d’un précédent plan social, les salariés allemands ont obtenu 24 mois de salaires donc ce serait logique que nous ayons la même chose" conclu le salarié. D’autant qu’il sera difficile de retrouver un emploi au même salaire dans la région.

De son côté, le directeur du site David Barth assure que 24 mois de salaire, ce n'est pas supportable financièrement. Mais la direction promet de nouvelles propositions, tout en précisant que pour le moment, les montants d'indemnités sont en moyenne de dix mois.

Cette grève pourrait durer jusqu'à la prochaine réunion de négociation du PSE le 22 janvier.