Économie – Social

Les salariés de Saint-Gobain PAM et de Mersen manifestent ensemble pour préserver l'emploi industriel en Lorraine

Par Esteban Pinel, France Bleu Lorraine Nord et France Bleu Sud Lorraine samedi 22 octobre 2016 à 20:17

Les salariés de Saint-Gobain PAM et de Mersen se sont rassemblés ensemble devant l'usine Saint-Gobain de Pont-à-Mousson.
Les salariés de Saint-Gobain PAM et de Mersen se sont rassemblés ensemble devant l'usine Saint-Gobain de Pont-à-Mousson. © Radio France - Esteban Pinel

Entre 250 et 300 personnes ont manifesté samedi matin devant l'usine Saint-Gobain PAM pour appeler à la sauvegarde de l'emploi industriel en Lorraine. Les salariés de Saint-Gobain et ceux de Mersen (Pagny-sur-Moselle) ont défilé ensemble alors que les sites font face à des difficultés économiques.

Les salariés de Saint Gobain PAM (site de Pont-à-Mousson) et de Mersen (site de Pagny-sur-Moselle) font cause commune face aux difficultés économiques et aux mesures prises par leurs entreprises respectives. Ils ont manifesté ensemble dans les rues de Pont-à-Mousson samedi matin, après un premier rassemblement devant l'usine Saint-Gobain. des habitants se sont joints à la manifestation, portant le cortège à environ 300 personnes.

Le cortège dans les rues de Pont-à-Mousson, samedi matin. - Radio France
Le cortège dans les rues de Pont-à-Mousson, samedi matin. © Radio France - Esteban Pinel

Plus tôt dans la journée, la direction de Saint-Gobain avait annoncé qu'il n'y aurait pas de chômage partiel jusqu'à la fin de l'année. "Cela ne fait que déplacer le problème", répond Julien Hézard, secrétaire général de la CGT sur le site. La demande d'activité partielle reste valable jusqu'au mois d'avril, laissant craindre de nouvelles périodes d'inactivité. Les salariés demandent à toucher l'intégralité de leur salaire pendant ces périodes.

Chômage partiel et suppressions de postes

Chez Mersen, le chômage partiel n'a pas suffi pour redresser l'entreprise qui va procéder à des suppressions de postes. 43 départs sont programmés sur le site de Pagny-sur-Moselle. "On ne sait pas qui, ni comment, soupire un salarié. Le climat n'est pas sain". Les premières lettres devraient partir fin 2016 ou début 2017.

Les manifestants appellent de leurs voeux une "nouvelle politique industrielle qui protège les emplois", face à la concurrence étrangère, notamment celle de pays "à bas coûts".

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