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Les salariés de Siemens à Grenoble désabusés par les nouvelles suppressions de poste

Par Julien Morin, France Bleu Isère mardi 11 octobre 2016 à 19:09

L'ambiance est tendue au sein de l'entreprise Siemens Grenoble
L'ambiance est tendue au sein de l'entreprise Siemens Grenoble © AFP - John MacDougall

L'annonce est tombée mardi matin : l'entreprise Siemens va se passer de 79 postes, soit 106 suppressions d'emplois pour 26 créations. Du côté des salariés, la pilule est dure à avaler. Mardi soir, à la sortie du travail, c'était la mine des mauvais jours.

Passé de 800 à 410 salariés en huit ans, le site de Siemens à Grenoble va encore perdre une grande partie des 106 postes dont la suppression a été annoncée mardi matin en comité central d'entreprise à Paris. Plus de 350 suppressions de postes en huit ans, il faut dire que ça n'incite pas vraiment à l'optimisme. "Ça continue, ça continue, chaque fois on nous dit 'ne vous inquiétez pas', mais en fin de compte à chaque fois il y a des nouveaux plans sociaux qui arrivent, nous dit Guy, salarié en Recherche et développement. C'est le deuxième plan social que je subit et là rebelote. Mais il y a pire que moi : il y a en, c'est le quatrième qu'ils subissent."

"On ne voit pas économiquement pourquoi il y a ces suppressions de poste"
— Philippe, délégué syndical CGT

Pour la direction de Siemens Grenoble, ces suppressions de poste s'expliquent par une baisse de la quantité de travail dans certaines activités. "Aujourd'hui, on ne voit pas économiquement pourquoi il y a ces suppressions de poste, lance Philippe, délégué syndical CGT. Il y a des affaires qui sont tombées : on pensait qu'on aurait un automne radieux."

"Siemens Grenoble va disparaître"
— une employée souhaitant garder l'anonymat

Autre signe négatif : la vente du site de l'entreprise. Siemens Grenoble est désormais simple locataire. "L'évolution et la pérennité du site de Grenoble est à mon avis complètement engagé, nous confie une employée souhaitant garder l'anonymat. Siemens Grenoble va disparaître."

Guy résume à lui seul la pensée ambiante des employés menacés par la suppression de leur poste : "un bon coup de massue sur la tête (...) le moral est à zéro. Maintenant le sentiment c'est de partir dans les meilleures conditions : avec un bon chèque. C'est la fatalité."

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