Économie – Social

Les salariés de Smart à Hambach choisissent le retour aux 39h

Par Clément Lhuillier, France Bleu Lorraine Nord et France Bleu vendredi 11 septembre 2015 à 18:25

L'usine Smart de Hambach en Moselle.
L'usine Smart de Hambach en Moselle. © Max PPP

56% des salariés de Smart France à Hambach se sont prononcés pour un retour provisoire aux 39h, à l'occasion d'une consultation interne exceptionnelle, organisée par la direction, ce vendredi.

Les salariés de Smart à Hambach ont choisi le retour aux 39h. C'était la proposition de la direction du groupe automobile, à l’occasion d'une vaste consultation organisée vendredi 11 septembre dans l'usine. Le OUI l'emporte à 56% selon les chiffres communiqués par la direction. 

La participation est élevée : 93,3% des salariés ont donné leur avis. En échange, la direction leur promettait le maintien de l'emploi sur le site, au moins jusqu'en 2020.

Dans le détail, 74% des cadres, employés, techniciens et agents de maîtrise ont voté "OUI", mais seulement 39% des ouvriers.

Des garanties pour le maintien de l'emploi

Parmi les syndicats, seule la CFE-CGC appelait à voter "OUI". _"Certains ont peur de perdre leur emploi, reconnait Mario Mutzette, délégué du syndicat chez Smart. C'est bien sur une régression sociale. Nous devons maintenant avoir des garanties de la direction. Rien ne dit encore que nous signerons un accord"._

Nouvelle réunion mercredi prochain entre syndicats et direction

Dans un communiqué, la direction de Smart se "félicite de ce résultat qui confirme l'engagement des coéquipiers en faveur de la compétitivité de l'usine de Hambach". Ce vote n'était que consultatif : la direction doit à présent poursuivre les négociations avec les syndicats. Un premier rendez-vous est fixé au mercredi 16 septembre.

Un vote suivi de près, en plein débat sur la réforme du droit du travail. Le Premier ministre Manuel Valls, en visite dans l'Ariège, a dit respecter "le choix des salariés" de Smart. Mais il a rappelé que le gouvernement ne souhaitait en aucun cas une remise en cause de la durée légale du temps de travail.