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Économie – Social

Très inquiets pour leur avenir, les salariés de Steva en Haute-Vienne ne veulent pas lâcher l'affaire

jeudi 14 mars 2019 à 5:36 Par Jérôme Ostermann, France Bleu Limousin

L'avenir de Steva repasse devant le tribunal de commerce de Lyon ce jeudi. Alors qu'un repreneur est espéré d'ici à la date limite du 28 mars, les élus du comité d'entreprise ont décidé d'anticiper et de monter leur propre dossier.

L'avenir du site de Steva repasse par Lyon ce jeudi matin
L'avenir du site de Steva repasse par Lyon ce jeudi matin © Radio France - Nathalie Col

Bessines-sur-Gartempe, France

L'avenir de l’emboutisseur Steva et des 110 derniers salariés de l'usine de Bessines-sur-Gartempe en Haute-Vienne, repasse devant le tribunal de commerce de Lyon ce jeudi. Une audience intermédiaire alors que les repreneurs éventuels de l'emboutisseur ont jusqu'au 28 mars pour se manifester. La procédure de redressement prenant fin le 04 avril. Pour l'instant, il n'y a rien. 

Fin janvier, le dernier repreneur intéressé, l'italien OMA, a jeté l'éponge. A entendre Bruno Grimaux, le très actif délégué syndical FO de Steva à Bessines, il n'y a pas de regret à avoir :"Il voulait le SCI à 1 euro, de l'argent de la région à hauteur de 800 mille euros la 1ère année et 1 million 700 mille la suivante, et il voulait reprendre qui il voulait en salariés. En fin de compte, il voulait faire une reprise comme on achète un bœuf à la foire de Brive ! Ça ne marche pas comme ça. On est en France. Il y a des lois."

Le problème, c'est que depuis, personne d'autre ne s'est manifesté. Une situation difficile à vivre selon François, 40 ans de présence sur le site Haut-Viennois :"On est très inquiet pour la boîte. On a toujours le couperet au dessus de la tête. On ne sait pas où on va. Moralement, c'est très dur. Surtout qu'on a du travail. C'est une belle usine. On fait de la qualité. On a quand même un outil de travail."

Les élus du CE ont monté un dossier avec leur avocat 

C'est d'ailleurs ce qui donne encore de l'espoir aux salariés. Selon Bruno Grimaux, un groupe doit visiter l'usine prochainement. Mais si il n'y a pas de repreneur déclaré d'ici au 28 mars, lui et les autres élus du CE ont monté un dossier qu'ils vont présenter ce jeudi au tribunal de commerce de Lyon :"Ce n'est pas une SCOP. On réserve le détail au juge. On vous dira tout après. L'administrateur va lui présenter notre proposition au cas où il n'y ai pas de repreneur. C'est très rare que le tribunal accepte ce genre de proposition. Mais c'est jouable. Et c'est mieux que 110 personnes dehors."

Ou quand les salariés de Steva ne lâchent rien. D'ailleurs, après avoir obtenu une réunion en préfecture avec les clients de l'usine pour obtenir leur soutien, des courriers ont été envoyés à différents acteurs de la branche. A la fédération de la métallurgie mais aussi à des CCI de régions où d'autres entreprises du secteur n'arrivent pas à recruter. L'idée est de "leur proposer de sous traiter une partie de leur production à Bessines-sur-Gartempe" précise Bruno Grimaux, toujours aussi déterminé à sauver le site, mais pas à n'importe quel prix.