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Les salariés du Carrefour d'Epinay-sur-Orge en grève

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Par , France Bleu Paris
Épinay-sur-Orge, France

Des rayons fermés, vides, des salariés dehors. Difficile et parfois impossible de faire ses courses chez Carrefour ce week-end en raison d'un mouvement de grève national, historique et très suivi selon les syndicats. C'était le cas au magasin d'Epinay-sur-Orge dans l'Essonne.

Une partie des salariés grévistes devant l'une des entrées du Carrefour Market d'Epinay-sur-Orge
Une partie des salariés grévistes devant l'une des entrées du Carrefour Market d'Epinay-sur-Orge © Radio France - SC

Des rayons vides, des caisses fermés. Il était difficile voire impossible, à certains endroits,  de faire ses courses chez Carrefour en ce week-end pascal.

Une grève historique et très suivie selon les syndicats, par près de 20.000 salariés du groupe sur 115.000. 

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Ils protestent contre les annonces de suppression de postes faites en janvier dernier par le PDG du groupe Alexandre Bompard, mais aussi contre la baisse de la prime de participation qui passe en un an, de 610 euros à 57 euros environ.

Dans l'Essonne, 90% des salariés du Carrefour Market d'Epinay-sur-Orge n'ont pas pris leur poste ce samedi matin selon les syndicats. 

Ils étaient une centaine a tenir le piquet de grève, devant les portes du magasin. Les clients pouvaient entrer faire leur courses, mais étaient au préalable informés de la situation par les salariés. "Ce n'est pas gaieté de cœur" lance l'une d'elle "mais votre signature sur la pétition peut peut-être nous aider à faire changer les choses. Ils nous suppriment toutes nos primes!" explique-t-elle. 

Les syndicats parlent de grève inédite pour le groupe, c'est en tout cas la première pour Stéphanie, responsable caisse et salariée de ce magasin depuis 2002. 

Je ne pensais pas en arriver là. On en était presque gêné ce matin de faire grève ! Mais là ce n'est plus possible, on travaille à flux tendu, mardi nous étions 6 caissières pour 22 caisses... tout cela pour avoir 40 euros de prime à la fin de l'année ! On ne fait pas l'aumône non plus - Stéphanie, salariée non syndiquée.

A l'intérieur, c'est très calme, les clients sont un peu étonnés de voir les rayons boucherie ou fromagerie fermés "mais on les soutient" lance une retraité qui se rappelle, elle, d'avoir fait Mai-68. Un autre client s'agace en revanche, "ils embêtent plus les clients que la direction à faire tout cela !".

On aperçoit le directeur de l'établissement, en personne, ranger quelques chariots.

Les salariés qui travaillent ce jour-là ne sont pas pris à parti par les grévistes. "Notre but n'est pas de faire partir les clients" explique l'un des salariés, "on espère surtout qu'ils vont revenir, ce sont nos meilleurs soutiens". 

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