Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social

Les salariés du groupe Bel en grève pour dénoncer la dégradation des conditions de travail

mercredi 14 mars 2018 à 20:45 Par Florian Cazzola, France Bleu Besançon

A l'appel des trois syndicats de l'usine, CGT, CFDT et FO, les salariés des sites Bel de Lons-le-Saunier et de Dole, dans le Jura, ont prévu de débrayer deux heures ce jeudi, pour réclamer des hausses de salaires et l’amélioration de leurs conditions de travail.

Les salariés du site Bel ont prévu un mouvement de débrayage pour demander des hausses de salaires et une amélioration des conditions de travail.
Les salariés du site Bel ont prévu un mouvement de débrayage pour demander des hausses de salaires et une amélioration des conditions de travail. © Radio France - Florian Cazzola

Jura, France

Les sites du groupe Bel, à Lons-le-Saunier et à Dole, dans le Jura, tourneront au ralenti, ce jeudi. Les trois syndicats de l'usine, la CFDT, FO et la CGT, appellent à débrayer deux heures, entre midi et deux, pour protester contre la dégradation des conditions de travail et la stagnation des salaires. 

"On produit toujours plus, toujours plus vite et en retour nous n'obtenons rien"

Les négociations concernant la revalorisation des salaires sont plus que tendues en ce moment entre la direction et les partenaires sociaux. "On ne nous demande même plus notre avis, regrette Yesil Mevlut, délégué CGT de l'usine de Lons-le-Saunier. Avant, nous pouvions discuter autour d'une table. Maintenant, on nous annonce les mesures qui seront mises en place, point."

La direction du groupe Bel, qui produit notamment la célèbre Vache qui Rit, vient d'accorder une hausse de la rémunération de 1% cette année. "Une proposition comme celle-là, c'est du mépris pour les salariés", colère le syndicaliste. Selon lui, les employés des sites franc-comtois s'adaptent au travail le week-end, les jours fériés. Ils effectuent régulièrement des remplacements de postes plus élevés dans leur hiérarchie, sans pour autant obtenir de compensations salariales. 

"On nous demande de produire toujours plus, toujours plus vite, et en retour, nous n'obtenons rien.

La CGT se base également sur les prévisions d'inflation pour l'année 2018, d'environ 1.2%, pour expliquer que la proposition de la direction est irrecevable. "Le groupe fait toujours plus de bénéfices, les actionnaires reçoivent tous les ans des dividendes, et nous rien. On se sent un peu laissés pour compte", déplore Yesil Mevlut. 

Les trois syndicats de l'usine, la CFDT, FO et la CGT appellent à débrayer deux heures, entre midi et deux, ce jeudi.  - Radio France
Les trois syndicats de l'usine, la CFDT, FO et la CGT appellent à débrayer deux heures, entre midi et deux, ce jeudi. © Radio France - Florian Cazzola

Les salariés disent subir des pressions de la direction

"Plusieurs salariés m'ont confié que la direction de Bell est allée les voir pour savoir absolument s'ils allaient faire grève, constate Yesil Mevlut, employé de l'usine depuis 17 ans. Aujourd'hui, _on envoie des agents de maîtrise pour relever les noms des personnes qui font grève ou pas__. Ça pose problème car les personnes se sentent un peu oppressée_s."

Contactée à plusieurs reprises, la direction du groupe n'a pas répondu à nos sollicitations. Les syndicats espèrent eux mobiliser les 2/3 des employés, ce jeudi, "pour marquer le coup". La prochaine réunion de négociations se tiendra mardi 20 mars.