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Économie – Social

Les salariés licenciés de l'abattoir manchois AIM vont attaquer l'ancien actionnaire en justice

vendredi 7 septembre 2018 à 0:16 Par Marc Bertrand, France Bleu Cotentin et France Bleu

Les 235 ex-salariés de l'abattoir AIM de Sainte-Cécile ont décidé d'attaquer en justice, au civil, les anciens actionnaires de l'abattoir qui détenaient l'entreprise avant la reprise par les salariés il y a trois ans. Ils estiment que ce sont les véritables responsables de la fermeture.

L'avocate des salariés Elise Brand, jeudi 6 septembre à Sainte-Cécile.
L'avocate des salariés Elise Brand, jeudi 6 septembre à Sainte-Cécile. © Radio France - Marc Bertrand

Villedieu-les-Poêles, France

Les 235 ex-salariés de l'abattoir AIM du Sud-Manche se sont retrouvés jeudi 6 septembre pour une assemblée générale à la salle des fêtes de Sainte-Cécile pour faire le point sur l'avancée de la liquidation judiciaire de leur entreprise, prononcée début juillet. Ils ont décidé d'attaquer en justice les anciens actionnaires de l'abattoir. Les salariés estiment que l'ancien patron d'AIM, celui d'avant la reprise par les salariés il y a trois ans est le vrai responsable des difficultés de l'entreprise qui ont mené, jusqu'à aujourd'hui, à sa fermeture. 

L'ancien actionnaire pointé du doigt

C'est la coopérative d'éleveurs CAP 50 qui était alors l'actionnaire majoritaire de l'abattoir, au travers de la société AIM Groupe. Les salariés la soupçonnent de malversations financières. A l'époque, en 2015, les employés licenciés lors du premier redressement judiciaire avaient déjà attaqué en justice. Mais pas ceux qui étaient restés. Les 206 salariés qui avaient repris l'abattoir considèrent aujourd'hui qu'après la liquidation du mois de juillet, ils sont en droit de réclamer justice pour les erreurs passées des anciens gérants. 

La majorité des 235 salariés prêts à s'engager

D'après les délégués du personnel, "90%" des salariés sont prêts à engager des poursuites au civil. Ils vont demander des compensations financières, qui pourraient s'ajouter aux indemnités de licenciement pour les employés licenciés. Quant à la plainte en elle-même, elle pourrait être déposée mi-septembre, l'avocate des salariés doit encore étudier les motifs précis sur lesquels s'appuiera l'action en justice.

Salaires et indemnités en retard

Côté reclassement et indemnités, les salariés ont bien touché une première tranche, environ 2500 euros, des indemnités supralégales qui leur sont dues. Mais le salaire du 1er au 16 août, date de leur licenciement, n'a pas été versé. La faute à qui ? "Le liquidateur, les AGS, les URSSAF, on ne sait pas, le circuit est très compliqué", explique Sébastien Lafon, représentant du personnel. Et le reste de l'indemnité supralégale, plusieurs milliers d'euros attendus, dépendra du recouvrement des créances de l'entreprise, ce qui prendra du temps. Il faudra "peut-être attendre 2019", craint le représentant du personnel.