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Dossier : Coronavirus Covid-19

Les salons fermés dans leur pays, les Belges viennent se faire coiffer dans les Ardennes

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Par , France Bleu Champagne-Ardenne, France Bleu

En Belgique, les salons de coiffure n'ont pas eu le droit de rouvrir depuis le dernier reconfinement d'octobre. Les Belges, pour pouvoir se faire couper les cheveux, n'hésitent plus à traverser la frontière pour venir dans les Ardennes.

Les Belges traversent la frontière pour se faire coiffer (Photo d'illustration)
Les Belges traversent la frontière pour se faire coiffer (Photo d'illustration) © Maxppp - Richard Brunel

Comme en France, la Belgique a décrété en octobre dernier un reconfinement, qui a entrainé la fermeture des salons de coiffure. Et contrairement à la France, ils ont gardé porte close. Pour pouvoir s'occuper de leur chevelure, les Belges n'ont pas d'autre choix que de venir de l'autre côté de la frontière, dans les Ardennes.

Une attente interminable

Emilie vit à deux pas de la France, côté belge. Elle a bien essayé de se passer de coiffeur pendant plusieurs semaines mais elle a fini par craquer. "Ayant les cheveux courts, ça a été très compliqué pour moi d'attendre qu'on rouvre en Belgique", admet cette citoyenne belge. "J'habite à seulement cinq kilomètres de la frontière donc j'en ai profité".

Mais Emilie est loin d'être la seule à s'être rendue en France. Arielle tient un salon à Rocroi, et depuis décembre, elle reçoit tout les jours des clients parfois venus de loin : "J'en ai qui viennent d'une trentaine de kilomètres. J'en ai de Couvin, de Chimay, de Petigny", liste la commerçante. Et comme Emilie, certains de ses clients étaient au départ hésitants : "Quelques uns me demandent : "Mais, est-ce que vous nous autorisez à venir ?". Je leur dis oui, qu'il n'y a rien qui empêche qu'on les coiffe. Il n'y a aucun problème", explique la coiffeuse. 

C'est un petit plus qui n'est pas négligeable en ce moment

A l'heure actuelle, les Belges représentent presque 20% de sa clientèle. La fermeture des salons belges est donc devenue une aubaine pour les salons français : "Ça nous fait mal au cœur pour eux, parce que l'on sait ce que ça fait d'être fermé et de ne pas pouvoir travailler", explique Delphine, qui gère un salon à Fumay et qui coiffe parfois des Belges venus de Bruxelles. "Mais c'est vrai que l'on en profite un petit peu en ce moment". La coiffeuse ajoute qu'elle espère que les coiffeurs belges "pourront bientôt travailler parce que ça doit vraiment devenir galère. Mais pour nous, c'est vrai que c'est un petit plus qui n'est pas négligeable en ce moment, vu la conjoncture". 

Pour autant, cette source supplémentaire de revenus pour les coiffeurs français risque de se tarir. A partir de mercredi, la Belgique va limiter les passages à la frontière pour ses ressortissants.

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