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Les soldes "ne se sont pas si mal passés", mais des craintes à plus long terme pour les commerçants de Limoges

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Par , France Bleu Limousin

Décalés puis prolongés, les soldes d'hiver se terminent ce mardi soir sur un bilan mitigé à Limoges. La crise sanitaire, le couvre feu et la jauge limitée dans les magasins ont pesé sur les achats, mais pas autant que le redoutait le président de l'association de commerçants Pignon sur Rue 87.

Pas de miracle pour les ventes lors des soldes d'hiver qui se terminent ce mardi soir, mais "ça aurait pu être pire" pour les commerçants de Limoges.
Pas de miracle pour les ventes lors des soldes d'hiver qui se terminent ce mardi soir, mais "ça aurait pu être pire" pour les commerçants de Limoges. © Radio France - Nathalie Col

Après six semaines de rabais, les soldes d'hiver s'achèvent ce mardi soir. Pour dresser le bilan de cette période, le président de l'association de commerçants Pignon sur Rue 87 était notre invité sur France Bleu Limousin. Et contre toute attente, Jean-François Pailloux estime que "ça ne s'est pas si mal passé".

Exceptionnellement ces soldes ont débuté le 20 janvier au lieu du 6 janvier, à la demande de fédérations de petits commerçants. L'idée était de vendre au prix fort le plus longtemps possible après les fermetures administratives de novembre, durant le deuxième confinement. Toutefois ce démarrage tardif n’a pas été très favorable selon Jean-François Pailloux. "Les premiers jours des soldes sont les plus importants et démarrer sur une fin de mois, ce n’est pas terrible" souligne président de l'association de commerçants Pignon sur Rue 87. Allusion aux finances des ménages, déjà bien entamées en fin de mois. Cela dit, vu le contexte sanitaire, il ne s’attendait pas à des miracles, et la casse a finalement été plutôt limitée. "Vu l’état psychologique des gens, on pouvait craindre pire."

Prolonger les soldes, une fausse bonne idée ?

L’autre particularité de ces soldes d’hiver, qui auraient du durer quatre semaines, c’est qu’ils ont finalement été prolongés de deux semaines par le gouvernement. L’objectif était de compenser un peu les effets du couvre-feu à 18h et de la jauge limitée dans les magasins. Pas sûr que ça ait changé grand chose indique toutefois Jean-François Pailloux car selon lui, au-delà de la troisième semaine "il y a peu de vente au niveau des soldes".

Des secteurs éprouvés, d'autres qui tirent leur épingle du jeu

"Aujourd'hui les gens se recentrent sur leurs maisons" analyse aussi le commerçant Limougeaud. Du coup, les grandes surfaces de bricolage, les produits électroménagers se portent très bien. L'alimentaire et les achats de première nécessité aussi. En centre-ville, "les ventes se sont stabilisées dans les boutiques qui vendent des rideaux, du luminaire, des choses comme ça. Les libraires semblent bien sortir de cette crise aussi." En revanche les "produits plaisirs"  pâtissent de la crise sanitaire pour deux raisons selon Jean-François Pailloux. 

D'abord, "les gens préfèrent garder leur cagnotte par sécurité, puisqu'on n'a aucune visibilité sur l'avenir." Par ailleurs le télétravail et les sorties interdites après 18h incitent moins les gens à s’apprêter et donc à s'offrir des vêtements ou des chaussures. "Un certain nombre de gens restent chez eux et n'ont pas envie de quitter leurs pantoufles pour aller faire les magasins" résume le président de Pignon sur Rue 87.

"On est devant une bombe à retardement" avec les aides à rembourser

Au-delà de ces soldes d'hiver, Jean-François Pailloux regarde avec inquiétude la situation de certains commerces fragilisés par près d'un an de crise sanitaire. A Limoges, des magasins ont déjà baissé le rideau définitivement et plusieurs restaurants sont à vendre. Une tendance qui risque de se renforcer selon le président de Pignon sur Rue 87, car d'autres tiennent pour l'instant grâce aux aides de l'Etat et l'accompagnement de la CCI ou encore de Limoges Métropole, qui a fait des efforts sur les loyers.

"On est devant une bombe à retardement" selon lui, car la situation va se compliquer lorsqu'il faudra rembourser les prêts garantis par l'Etat ou rembourser l'Urssaf."Si on ne sort pas très vite de cette situation et si les gens ne se remettent pas à consommer plaisir, j'ai peur qu'on ait beaucoup de casse" conclut Jean-François Pailloux.

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