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Économie – Social

Les surveillants de la prison de Gradignan (Gironde) sanctionnés après la grève de janvier

vendredi 6 avril 2018 à 12:59 Par Jules Brelaz, France Bleu Gironde

"Dégoût", "consternation", "mauvais coup de l'administration"... Les gardiens de la maison d'arrêt de Gradignan, près de Bordeaux, dénoncent vendredi les sanctions financières prises par l'administration pénitentiaire après le mouvement de grève nationale au mois de janvier.

Opération de blocage à la prison de Gradignan le 15 janvier 2018.
Opération de blocage à la prison de Gradignan le 15 janvier 2018. © Maxppp - DAVID Thierry

Gradignan, France

Une grève qui va leur coûter cher... Tous les surveillants du centre pénitentiaire de Gradignan qui avaient participé au mouvement de grève nationale de janvier ont eu une mauvaise surprise en recevant leur dernière fiche de paye du mois de mars. Ces gardiens de prison ont découvert qu'ils faisaient l'objet de retenues sur salaires. 

La première réaction, c'est du dégoût 

"Du dégoût par rapport à un gouvernement qui ne fait que museler davantage la gronde d'une profession toute entière qui est à l'agonie, déplore Emmanuel Giraud, délégué régional du syndicat FO Pénitentiaire. C'est le dialogue social que nous présente l'administration pénitentiaire en nous sanctionnant davantage."

C'est la consternation auprès de tous les collègues qui ont clamé haut et fort que notre situation ne va pas, il ne faut rien dire, il faut continuer à baisser l'échine malgré toute la dangerosité de notre métier 

60 à 70 euros par jour

A l'image des surveillants du centre pénitentiaire du Craquelin à Châteauroux (Indre), eux aussi sanctionnés, plusieurs syndicats dénoncent "un mauvais coup de l'administration"

"Il y a des collègues qui auront du mal à joindre les deux bouts sur le mois de mars et d'avril, la pilule sera difficile à avaler"

"Tous les surveillants à Gradignan qui ont participé au mouvement ont été sanctionnés administrativement, des pertes sèches de 60 à 70 euros par jour non-travaillé", explique Bruno Maurille, représentant UFAP-UNSA à la prison de Gradignan. 

Au plus fort du mouvement de protestation en janvier, le centre pénitentiaire de Gradignan avait compté jusqu'à 100% de grévistes. La mobilisation nationale était née à la suite de plusieurs agressions de gardiens par des détenus.

"Les agressions n'ont pas cessé depuis le mouvement, on aurait pu espérer qu'il y ait un petit geste", déclare Bruno Maurille. 

C'est révoltant parce qu'il y a un deux poids-deux mesures

"Tout le monde n'a pas été traité de la même façon, il y a des établissements où les grévistes n'ont pas été sanctionnés. Donc il faut croire qu'il y a un deux poids deux mesures au sein de notre administration."