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Dossier : General Electric dans le Territoire de Belfort

Les syndicats de General Electric à Belfort appellent la population à manifester ce samedi, sauf la CGT

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Belfort-Montbéliard, France Bleu

Une manifestation pour s'opposer aux plans sociaux de General Electric à Belfort et à Bourogne est prévue ce samedi 24 octobre, à partir de 14h à Belfort, à l'appel de l'intersyndicale de l'entreprise, sans la CGT. Salariés, élus, et habitants sont invités à se mobiliser pour défendre l'emploi.

Des affiches ont été placardées dans toute la ville pour appeler à la mobilisation
Des affiches ont été placardées dans toute la ville pour appeler à la mobilisation © Radio France - Jonathan Landais

Une intersyndicale (CFDT, CFE-CGC, FO, Sud) du groupe General Electric à Belfort appelle les habitants à manifester ce samedi 24 octobre à 14h, devant la Maison du Peuple. Vapeur, gaz, charbon, nucléaire... les huit entités du groupe lancent cet appel, "pour dire stop au démantèlement du site de Belfort". 

Selon les syndicats, le site belfortain de GE a déjà perdu plus de 1.000 emplois ces cinq dernières années, passant de 4.500 salariés à environ 3.400 aujourd'hui. Pour eux, la direction du groupe américain veut clairement aujourd'hui démanteler les usines de Belfort et de Bourogne.

De nouvelles filières menacées

En un an et demi, le groupe américain a mené deux plans de sauvegarde de l'emploi, détruisant dans le Nord Franche Comté un peu moins de 700 emplois (485 chez Gas, un peu moins de 200 chez Alstom Management, le service comptabilité de GE).

Désormais, GE projette encore de supprimer de l'emploi au sein d'autres filières, notamment avec la filière hydro qui serait carrément amenée à disparaître (équipements pour centrales hydroélectriques, 89 emplois supprimés). Des menaces planent aussi sur l'activité Steam, celle des centrales nucléaires, toujours selon les syndicats.

Troisième appel unitaire à la mobilisation

Le 22 juin 2019, l'intersyndicale de General Electric avait réuni entre 5.000 et 8.000 manifestants dans les rues de Belfort, pour s'opposer au plan social dans la branche turbines gaz (485 postes supprimés au final, sur les 792 annoncés initialement).

Quatre mois plus tard, le 19 octobre, une nouvelle manifestation à l'appel des élus et de l'intersyndicale avait rassemblé entre 2.600 et 5.000 personnes. Il s'agit donc du troisième appel à manifester en moins d'un an et demi.  

Port du masque obligatoire

Ce 24 octobre, les organisateurs espèrent attirer jusqu'à 5.000 personnes, la jauge maximale autorisée en manifestation, à condition de respecter les gestes barrière (port du masque obligatoire, un mètre de distance entre chaque manifestant).

Les syndicats ont tenu un point presse mi-octobre (photo d'illustration)
Les syndicats ont tenu un point presse mi-octobre (photo d'illustration) © Radio France - Wassila Guitoune

Le rassemblement est prévu à 14h devant la Maison du Peuple de Belfort, avec la participation d’une fanfare qui rassemble des musiciens de tout le Nord-France Comté. Le cortège se dirigera vers la place de la République par le pont Clemenceau et la rue Fréry.

Un match de hockey sur glace de soutien aux salariés de GE sera par ailleurs organisé à la patinoire de Belfort à 17h15. L'intersyndicale tiendra un point presse à 11h ce samedi à la Maison du Peuple.

C'est la survie du site de Belfort qui est en jeu. Protégeons nos emplois, notre savoir-faire, pour l'avenir de notre territoire ! Venez nombreux pour dire stop au démantèlement du site de Belfort

La CGT n'appelle pas à la mobilisation

A la veille de cette grande manifestation, la CGT du Territoire de Belfort indique dans un communiqué "ne pas appeler" à la mobilisation. Ce que souhaite le syndicat, "c'est surtout mobiliser dans l'usine". Une nouvelle illustration des divisions syndicales dans ce dossier. En octobre 2019, la CGT avait quitté l'intersyndicale, rejetant l'accord sur le plan social qui avait été signé par les autres organisations.

Le logo de la CGT n'apparaît d'ailleurs pas sur l'affiche appelant au rassemblement de ce samedi aux côtés des autres organisations (CFDT, CFE-CGC, FO, SUD).

"Cette non-association à la manifestation du 24 octobre ne veut pas dire que la CGT ne veut pas travailler collectivement, la CGT s’était associée à la mobilisation de l’entité Hydro du 24 septembre en menant une action symbolique pour dénoncer la politique du géant américain. La CGT porte des exigences en matière de contrôles des aides publiques et d’intervention de l’État d’une manière stratégique dans la filière énergétique", précise le syndicat.

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