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Économie – Social

Les syndicats du CHRU de Nancy lancent un SOS

lundi 10 septembre 2018 à 19:44 Par Mohand Chibani, France Bleu Sud Lorraine

Entre 150 et 200 salariés du CHRU de Nancy ont bloqué le boulevard de Strasbourg et l'entrée de l'hôpital central de Nancy ce lundi de 13h à 14h et ont crée une chaîne humaine pour former le message SOS. Message adressé au gouvernement. Le CHRU de Nancy emploie 12 000 personnes.

Les salariés du CHU ont bloqué le boulevard de Strasbourg de 13h à 14h
Les salariés du CHU ont bloqué le boulevard de Strasbourg de 13h à 14h © Radio France - Mohand Chibani

Nancy, France

"Y en a marre de ce CHU où l'on voit arriver nos fiches de paie de plus en plus tard. Des technocrates du ministère nous disent que l'établissement en quasi-faillite et en cessation de paiement et réclament encore et encore des suppressions de postes. Nous agents hospitaliers, nous refusons cette solution de simplicité" Debout sur la fourgonnette syndicale, Alex Gorge, délégué CFDT du CHU de Nancy harangue les salariés qui viennent de débrayer.  Aux yeux de tous, l'heure est grave et il y a urgence. Selon un document du COPERMO (comité interministériel de performance et de modernisation de l'offre de soins), le CHRU de Nancy serait en effet en "situation de quasi-faillite qui va se traduire par une cessation de paiement". La dette globale s'élève à 420 millions d'euros et le déficit cumulé depuis dix ans atteint 290 millions d'euros. 

Les salariés du CHU se sont regroupés pour former le message SOS - Radio France
Les salariés du CHU se sont regroupés pour former le message SOS © Radio France - Mohand Chibani

Faire du fric c'est pas mon rôle, moi je soigne, Sophie, infirmière du CHU

Dans ses recommandations, le COPERMO, indique qu'un regroupement des services sur le plateau de Brabois reste la solution mais il faut d'abord assainir la situation financière, et cela passe par de nouvelles suppressions de postes, ce qui agace profondément Sophie Phan Dine, infirmière et déléguée CGT du CHU "Nous sommes en colère car on nous fait payer systématiquement le poids de cette dette. Ce qui m'insupporte c'est d'entendre parler de fric alors que notre intérêt à tous ici, c'est le patient. Faire du fric, c'est pas mon rôle et avec les 400 à 600 suppressions annoncées, je n'imagine pas les conditions dans lesquelles on va travailler".

Personnels soignants et administratifs se sont rassemblés devant l'hôpital central de Nancy - Radio France
Personnels soignants et administratifs se sont rassemblés devant l'hôpital central de Nancy © Radio France - Mohand Chibani

Aujourd'hui, je suis à bout, une aide soignante de la maternité régionale

Des conditions de plus en plus dégradées, comme en témoignent ces deux aide-soignantes venues manifester vêtues de leur blouse "ça fait vingt ans que je travaille à la maternité et on nous en demande de plus en plus. Aujourd'hui je suis à bout. Moi je KO. Je quitte chaque soir mon boulot à 20h, je n'arrive pas chez moi avant 20h45, je n'ai même pas envie de manger, je vais directement me coucher"

Les organisations syndicales appellent à de nouveaux débrayages, ce mardi devant le CHU de Brabois.