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Économie – Social

Les tarifs de l'électricité vont bien augmenter de près de 6% en juin

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Par , , France Bleu

Les tarifs réglementés de l'électricité, gelés par le gouvernement cet hiver en pleine crise des "gilets jaunes", vont augmenter de 5,9% le 1er juin a confirmé lundi le ministre de la Transition écologique et solidaire François de Rugy. Les associations de consommateurs dénoncent une hausse injuste.

Facture de consommation d"électricité (illustration)
Facture de consommation d"électricité (illustration) © Maxppp - Aurelien Morissard

C'est une "hausse particulièrement injuste" pour les associations de défense des consommateurs. Alors que le ministre de la Transition écologique, François de Rugy, a confirmé lundi que les prix de l'électricité, gelés pendant la crise des "gilets jaunes", vont augmenter de près de 6% cet été, le président de CLCV, Jean-Yves Mano, se dit prêt  à attaquer "au Conseil d'État" ce mardi sur franceinfo.

25 millions de foyers concernés

Cette hausse concerne les tarifs réglementés de l’électricité, appliqués par EDF à environ 25 millions de foyers. Le gouvernement entérine ainsi la proposition de la Commission de régulation de l'énergie (CRE), chargée de calculer le prix du kilowatt/heure en fonction des coûts de production et de transports de l'électricité.

"Il y a urgence à revoir les règles" a réagi ce mardi sur franceinfo Antoine Autier, responsable adjoint des études à l’UFC-Que Choisir. "C’est la Commission de régulation de l’énergie (CRE) qui dit qu’il faut augmenter de 5,9% le prix de l’électricité. Mais la CRE se base sur une formule qui, elle, découle de la loi et de la réglementation donc on peut dire à François de Rugy de changer les règles", a-t-il précisé. "C’est le pouvoir du gouvernement et du législateur de faire évoluer les règles pour que les consommateurs n’aient pas à subir des hausses aussi importantes, sachant que celle de 5,9% annonce malheureusement des hausses plus importantes dans le futur", a-t-il poursuivi.

Pour l’UFC-Que Choisir, cette augmentation est d’autant plus injuste "qu'il y a eu en France un investissement historique massif dans le nucléaire qui est censé garantir un tarif attractif de l’électricité. Donc théoriquement, on devrait avoir les prix les plus faibles en Europe et ce n’est pas le cas."

Selon l'association, baisser la TVA appliquée sur les factures d'électricité permettrait, en outre, de réduire la hausse des tarifs prévue en juin à 1,3%.

Une hausse critiquée par l'Autorité de la concurrence 

Cette augmentation est aussi critiquée par l'Autorité de la concurrence qui estime qu'elle va coûter plus de huit milliards d'euros aux abonnés. Officiellement, elle doit compenser les coûts auxquels doit faire face EDF. L’opérateur, qui vend un quart de sa production d'énergie à des opérateurs concurrents, doit se fournir sur le marché européen où les prix sont plus élevés. Une demande répercutée sur le prix payé par les consommateurs. 

Mais selon l'Autorité de la concurrence cette hausse des tarifs réglementés permet, in fine, aux concurrents d'EDF de proposer des tarifs plus intéressants. Ce sont donc les consommateurs qui financent l'ouverture du marché et pas les fournisseurs, contrairement à l'objectif affiché lors de l'ouverture à la concurrence.

Pour Antoine Autier de l’UFC-Que Choisir, "l’autorité de la concurrence a dit très clairement que, sous certains aspects, la CRE ne respectait pas la loi, qu'il y avait un grand flou sur les motifs de la hausse qui est particulièrement injuste pour les consommateurs". 

3,8 millions de ménages touchés par la précarité énergétique

Selon le médiateur national de l'énergie, 3,8 millions de ménages sont touchés par la précarité énergétique et les interventions pour impayés ont augmenté de près de 5%. 

Même si le montant du chèque énergie et le nombre d'abonnés qui peuvent en bénéficier a progressé, l’autorité suggère aux pouvoirs publics de créer, pour les ménages les plus en difficulté, un fournisseur de dernier recours auquel ils pourraient s'adresser. Autre proposition : interdire la location de "passoires thermiques", ces appartements ou maisons mal isolés.

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