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Économie – Social

Entre 100 et 200 taxis de la Loire appelés à manifester jeudi à Saint-Etienne

mercredi 28 novembre 2018 à 17:15 Par Alexandre Vau, France Bleu Saint-Étienne Loire

La manifestation est prévue à partir de 15h du parking du Zénith direction la nouvelle agence de la Sécurité sociale. Les taxis de la Loire ne veulent pas de la réforme du transport sanitaire prévue dans le projet de loi 2019 actuellement à l'examen.

Florian Vial est artisan taxi basé à Savigneux.
Florian Vial est artisan taxi basé à Savigneux. © Radio France - Alexandre Vau

Saint-Étienne, France

Les taxis sont en colère, et ils comptent bien le faire savoir jeudi après-midi à Saint-Etienne. Ils devraient être entre 100 et 200 à manifester à partir de 15 heures du parking du Zénith direction la nouvelle agence de la Sécurité sociale en face de Chateaucreux qui doit être inaugurée ce jeudi.

Les 700 taxis de la Loire ne veulent pas de la réforme du transport sanitaire prévue dans le projet de loi de financement 2019 actuellement à l'examen à l'Assemblée Nationale. En clair, les taxis, artisans et autres, mais aussi les VSL (véhicules sanitaires légers), craignent de perdre ce marché au profit des hôpitaux eux-même.

Un marché vital pour Florian Vial et ses collègues artisans taxis

Nous, on sera complètement court-circuiter, la majeure partie des petits taxis ruraux. Parce que, nous, on n'a pas la possibilité d'avoir les gares et les aéroports comme les taxis lyonnais ou parisiens. Même pour les taxis stéphanois ça va être très dur car ils font pas mal de médical. Donc on a très peur de ce qui est en train de se préparer au niveau de la Sécurité sociale.

Florian Vial, artisan taxi.

Les grands groupes d’hôpitaux auront le beurre et l'argent du beurre. Dans ce cas, moi je perds mon activité. Ma licence ne vaut plus rien. Je ne toucherais même pas le chômage car je ne cotise pas. Si ça passe, du jour au lendemain je suis sdf. Donc j'ai peur, très peur!"

Pour le député En Marche Julien Borowczyk, il faut relativiser

"Déjà il s'agit d'un nombre minime de transports (intra et inter hôpitaux). J'ai entendu des petits transporteurs penser qu'ils seront moins compétitifs qu'une grosse société. On verra les termes des contrats. Les transports sanitaires coûtent aujourd'hui plusieurs milliards d'euros à la Sécurité sociale. A un moment donné, il faut se poser la question de savoir comment on diminue les coûts. [...]"

Julien Borowczyk, député En Marche de la Loire.

Les députés ont terminé l'examen du projet de loi, mercredi soir. Le vote solennel est prévu la semaine prochaine.