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Économie – Social

Les Travaux publics de l'Hérault contre la hausse du prix du gazole

vendredi 9 novembre 2018 à 18:44 Par Salah Hamdaoui, France Bleu Hérault

Une délégation d'entreprises de Travaux publics de l'Hérault a été reçue ce vendredi après-midi en préfecture pour témoigner des craintes de la profession: le 1er janvier 2019, elles vont devoir remplacer le gazole non routier, le gazole rouge, par du gazole classique. Soit une hausse du prix de 50%

Banderole déployée pendant qu'une délégation était reçue en préfecture
Banderole déployée pendant qu'une délégation était reçue en préfecture © Radio France - Salah Hamdaoui

Hérault, France

À une semaine de la journée nationale de mobilisation des gilets jaunes, des entreprises de Travaux publics ont voulu faire entendre leur voix hier à Montpellier.  

Une question posée sur une grande banderole déployée devant la préfecture: "Et si demain, les travaux publics s'arrêtaient?" Alors qu'à l'intérieur, une délégation de patrons était reçue pour témoigner des craintes de la profession.

Un choc fiscal sans préavis

Comme les marins-pécheurs et les agriculteurs, les Travaux publics ont le droit de se servir de gazole rouge, du gazole non routier, vendu au prix d'un euro le litre. Mais avec la loi de Finances 2019, à partir du 1er janvier, eux seuls vont devoir faire le plein de leurs engins avec du gazole classique à 1,50 euro le litre, soit une hausse du prix de 50%.

Comment répercuter l'augmentation?

À l'image de Jean-Michel Buesa, PDG de l'entreprise du même nom, les patrons dénoncent un "choc fiscal", "une mesure brutale". Basée à Béziers, l'entreprise Buesa, spécialiste du terrassement, compte 500 salariés et 400 machines. "Pour nous, la hausse c'est 3 millions d'euros de manque à gagner sur un chiffre d'affaire de 90 millions."

Imaginez-vous, chez vous, si je fais votre terrassement de piscine et que je vous demande 100 euros de plus. Vous risquez de me dire non!- Jean-Michel Buesa, PDG

"Si le gouvernement veut absolument faire ça, pourquoi pas? Mais il faut au moins qu'il y ait une période d'adaptation pour qu'on puisse répercuter l'augmentation sur les factures et ça se fait en un mois ou deux." Florent Gianordoli, le secrétaire général de la Fédération régionale des Travaux publics Occitanie, n'est pas convaincu par l'argument écologique avancé par le gouvernement: "il n'y a que le prix qui augmente mais nos machines ne changent pas, il n'y a pas de solutions alternatives."