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Économie – Social

Les vaches normandes victimes des sanctions américaines contre l'Iran

mardi 7 août 2018 à 18:33 Par Christine Wurtz, France Bleu Normandie (Calvados - Orne), France Bleu Cotentin, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure) et France Bleu

Un accord avait été conclu en 2016 avec un abattoir iranien et un millier de vaches élevées en Normandie devaient s'envoler cette année pour Téhéran. Mais le rétablissement des sanctions économiques américaines contre l'Iran a fait capoter le projet.

Un millier de charolaises devaient embarquer bientôt pour Téhéran
Un millier de charolaises devaient embarquer bientôt pour Téhéran © Radio France - Laurent Watrin

Seulement 310 bovins ont foulé le sol iranien. Les trois prochaines livraisons qui portaient sur un millier de bêtes ont été suspendues. "Les sanctions américaines contre l'Iran sont passées par là" regrette Nathalie Goulet, la sénatrice UDI de l'Orne, à l'origine de la concrétisation de ce projet. 

Un contrat de plusieurs centaines de milliers d'euros signé en août 2016, qui prévoyait d'exporter chaque année 10.000 charolaises élevées en Normandie vers Téhéran. Une formidable opportunité pour la filière viande normande, aujourd'hui contrecarrée par le rétablissement des sanctions économiques américaines contre l'Iran et les entreprises qui travailleront avec ce pays. 

L'Iran a versé l'argent, plusieurs centaines de milliers d'euros, mais "la banque qui a reçu les fonds a tellement peur des sanctions américaines pour avoir travaillé avec l'Iran que finalement elle a refusé d'effectuer la transaction", explique Nathalie Goulet.

Le groupe coopératif Agrial, également partenaire du projet a lui aussi jeté l'éponge pour les mêmes raisons.

La sénatrice de l'Orne, elle, ne décolère pas face à "l'incapacité de l'Europe à trouver une riposte". "

Si demain matin, Monsieur Trump décide de boycotter le Japon, il va falloir que toutes nos entreprises prennent leurs cliques et leurs claques et s'en aillent ? C'est absolument scandaleux."

Une législation européenne visant à protéger les entreprises qui travaillent avec l'Iran en contournant les sanctions devait entrer en vigueur ce mardi.

Les explications de Christine Wurtz