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Les vignerons du Muscadet s'organisent face aux premières gelées

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Par , France Bleu Loire Océan

Dans le vignoble nantais depuis mardi, les températures menacent de tomber dans le négatif, synonyme des premières gelées de printemps. Pour éviter que les bourgeons ne soient détruits, les producteurs de Muscadet s'affairent chaque nuit au milieu des pieds de vignes.

Cette année, les bourgeons ont trois semaines d'avance. Les vignerons s'organisent pour éviter qu'ils prennent le gel de printemps.
Cette année, les bourgeons ont trois semaines d'avance. Les vignerons s'organisent pour éviter qu'ils prennent le gel de printemps. © Maxppp - Collection Christian Watier

A Clisson, les températures flirtent avec zéro toutes les nuits depuis le début de la semaine. Les vignerons craignent le coup de gel de printemps, qui peut détruire les bourgeons, arrivés trois semaines en avance cette année. Alors chaque nuit, ils sont sur le pied de guerre. 

Des braseros pour protéger les bourgeons 

Au domaine d'Epinay, ça fait trois nuits que Cyrille Paquereau et son équipe se lèvent vers deux heures du matin. Au moment où les températures glissent vers zéro, il va au chevet de sa vigne.

On passe la nuit dehors pour que les bourgeons ne prennent pas le gel ! - Cyrille Paquereau 

Dans le champs de Romain Héraud, une éolienne brasse l'air réchauffé par les braseros disposés aux pieds des vignes. Un dispositif qui protège les bourgeons du froid.
Dans le champs de Romain Héraud, une éolienne brasse l'air réchauffé par les braseros disposés aux pieds des vignes. Un dispositif qui protège les bourgeons du froid. - Romain Héraud

Cyrille Paquereau utilise notamment une éolienne qui brasse l'air pendant que lui et son équipe alimentent des feux dans des bidons au pied des vignes. L'objectif est d'assécher l'air, de prévenir l'apparition du gel sur les bourgeons, sortis trop tôt cette année. 

Les viticulteurs disposent également des bougies dans les champs pour réchauffer l'air et sauver les bourgeons du gel.
Les viticulteurs disposent également des bougies dans les champs pour réchauffer l'air et sauver les bourgeons du gel. - Romain Héraud

Le risque, perdre une récolte en une nuit 

L'opération est cruciale car si les bourgeons gèlent, les grappes de raisin ne se formeront pas et la récolte sera directement impactée. Tout se joue donc pendant ces nuits de gel. "Perdre une récolte en une nuit, c’est assez frustrant, on va dire !," lance le viticulteur. "Donc si on peut [limiter] ce risque, grâce aux feux, aux éoliennes, les souffleries d'air chaud... On fera tout ce qu'il faut pour contrer ce gel qui est annoncé !" 

L’an dernier, Cyrille Paquereau a perdu 30% de sa récolte lors d’un épisode similaire. Et il a plutôt été épargné. Au domaine voisin, le Château le Vallon des Perrières, Romain Héraud lui en a perdu la moitié ! Alors forcément, sachant que cette année l'épisode de froid durera plusieurs jours de suite selon les prévisions météo, il n’est pas serein. "C'est du stress en plus !," pour Romain Héraut.

On ne pense qu'à ça pendant plusieurs jours et la nuit, on ne dort pas trop puisqu'on est sur le pied de guerre pour pouvoir protéger notre vigne ! - Romain Héraud

Et puisque la météo ne se contrôle pas, Romain Héraud "croise les doigts" pour que cette année, l'épisode de froid "passe sans faire trop de dégâts !" Selon les prévisions météo des prochains jours, le weekend devrait être assez doux, un retour du froid est attendu pour lundi, mardi et mercredi prochains. Les viticulteurs resteront en alerte jusqu'aux Saints de glace, mi mai. Date à laquelle, normalement, ils ne craignent plus de coup de gel.

Les bourgeons ont entre deux et trois semaines d'avance cette année, et sont dans une phase de leur développement qui les rend particulièrement sensibles aux coups de gel.
Les bourgeons ont entre deux et trois semaines d'avance cette année, et sont dans une phase de leur développement qui les rend particulièrement sensibles aux coups de gel. - Cyrille Paquereau
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