Économie – Social

Les viticulteurs dans les rues de Libourne : "L'État et le CIVB doivent nous aider"

France Bleu Gironde mercredi 12 mars 2014 à 17:18

Les viticulteurs rassemblés place Abel Surchamp, à Libourne
Les viticulteurs rassemblés place Abel Surchamp, à Libourne © Radio France

150 à 200 exploitants de l'Entre-Deux-Mers se sont mobilisés mercredi matin à Libourne pour réclamer une aide financière, huit mois après les orages de grêle qui ont ravagé leur vignoble. Ils ont promis de manifester bientôt à Bordeaux s'ils ne sont pas entendus.

La quarantaine de tracteurs qui avait investi la place Abel-Surchamp  mercredi matin, a quiitté le centre de Libourne à la mi-journée. 150 à 200 viticulteurs de l'Entre-deux-Mers ont manifesté à l'appel de l'association SOS Vignerons Sinistrés, pour un rendez-vous baptisé "Le jour des oubliés".

Ces viticulteurs, à la tête d'exploitations de petite taille, ont été touchés par les deux épisodes de grêle de juillet et août 2013. Certains ont perdu jusqu'à 100 % de leur récolte et aujourd'hui, leur trésorerie est dans le rouge, faute de soutien financier.

Tracteurs devant l'hôtel de Ville de Libourne  - Radio France
Tracteurs devant l'hôtel de Ville de Libourne © Radio France
Des aides qui ne bénéficient pas à tous

Les exploitants sinistrés, qui pour la plupart n'étaient pas assurés,   réclament des aides directes, distribuées jusque là au compte-gouttes. Dans leur collimateur : les pouvoirs publics mais aussi le Conseil interprofessionnel des vins de Bordeaux, coupables à leurs yeux de ne pas vouloir mettre la main au portefeuille pour leur venir en aide.

"On demande notre dû au CIVB : ce n'est pas l'aumône, seulement la solidarité"

Les manifestants réclament de pouvoir bénéficier des aides à l'investissement versées par le Conseil régional. Par ailleurs, ils trouvent anormal que les fonds débloqués par le Conseil général de Gironde ne soient versés qu'aux sinistrés, qui étaient assurés contre la grêle.

Pendant les prises de parole à Libourne  - Radio France
Pendant les prises de parole à Libourne © Radio France
"On est en survie" 

Guy Michaud fait partie de ces viticulteurs en grande difficulté. Il exploite 17 hectares en appellation Bordeaux et Bordeaux Supérieur à Cabara, près de Branne, et il a perdu l'an dernier 60 % de sa récolte à cause de la grêle.

"On est au bord de la faillite, c'est une catastrophe"

Pendant la manifestation des viticulteurs à Libourne  - Radio France
Pendant la manifestation des viticulteurs à Libourne © Radio France
Une délégation de viticulteurs en colère a été reçu par le sous-préfet. Ils menacent à présent d'aller manifester à Bordeaux si leurs revendications ne sont pas satisfaites dans les prochaines semaines.

"On se serre la ceinture, on n''a même pas un salaire pour 3 familles"

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