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Économie – Social

Les voyants sont au vert pour le nouveau MIN de Nantes

mardi 19 juin 2018 à 19:20 Par Marion Fersing, France Bleu Loire Océan

Le nouveau marché d'intérêt national de Nantes ouvrira en février prochain. Le chantier est dans les temps et après les doutes au début du projet de transfert, les grossistes et les producteurs locaux semblent maintenant convaincus que c'est un bon choix.

La vue du "carreau" du nouveau Min depuis l'une des "cases" qui seront occupées par les grossistes
La vue du "carreau" du nouveau Min depuis l'une des "cases" qui seront occupées par les grossistes © Radio France - Marion Fersing

Nantes, France

Le nouveau Min, le nouveau marché d'intérêt national de Nantes, devrait ouvrir comme prévu en février prochain. En tous cas, les travaux sont dans les temps, juste à côté de la porte de Rezé, tout près du périphérique. Il y a encore du boulot mais les bâtiments sont sortis de terre et l'aménagement intérieur est en cours.

Nous sommes à plus de 90% de commercialisation, ce qui correspond à ce que l'on souhaitait

Dans 8 mois, ce sont entre 70 et 80 opérateurs (grossistes et producteurs locaux) qui vont s'installer dans le nouveau Min contre 85 dans l'actuel. "Il reste encore un peu de place, mais nous sommes à plus de 90% de taux de commercialisation. Ça correspond à ce que l'on souhaitait", annonce Laurent Jacquet, le chef de projet du transfert du Min. "Notre préoccupation c'était de nous dire : est-ce qu'on a pas construit trop grand ? Mais non, parce qu'on travaille au quotidien avec les entreprises donc on était sûr qu'elles venaient. Après, il y a des entreprises qui ont disparu en cours de route, c'est regrettable, mais ça fait partie de la vie et du développement économique. Elles ont préféré aller s'installer sur le pôle agroalimentaire juste à côté parce qu'elles avaient besoin de construire, d'être chez elle et d'avoir plus de flexibilité dans l'aménagement de leurs locaux. Mais, dans le même temps, d'autres opérateurs ont pris la main sur les cases qu'elles avaient libérées. Nous avons des entreprises qui croient en ce projet. Nous avons réussi notre pari".

On va passer d'une 2 CV à une Rolls Royce

Et ces entreprises, elle vont voir une sacrée différence avec le Min actuel. "On a une 2 CV aujourd'hui et on va nous donner une Rolls Royce ! On a hâte d'y être", résume Jean-Yves Charpentier, grossiste en fruits et légumes au Min depuis 36 ans. Une Rolls Royce toutes options selon la description faite par Laurent Jacquet : "les nouveaux bâtiments sont beaucoup plus confortables pour les clients, les opérateurs... Les produits y seront mieux présentés et mieux conservés aussi". Par exemple, les camions n'attendront plus moteur allumé près des palettes, les chargements se feront à l'arrière des "cases" de chaque grossiste, juste à côté des frigos. "Ça fera moins de transpalettes à manœuvrer, ce sera moins contraignant", conclut Jean-Luc Cadio, le président de Berjac, spécialisé dans les produits frais, et président de l'association des opérateurs du Min.

Les travaux du nouveau Min sont dans les temps - Radio France
Les travaux du nouveau Min sont dans les temps © Radio France - Marion Fersing

Des hausses de loyer de 1 ou 2%

Ces bâtiments tout neufs et le grand confort qu'ils apportent, ça justifie les hausse de loyer pour Jean-Luc Cadio. Les opérateurs n'ont pas à se plaindre là-dessus dit-il. "Pour une surface comparable au précédant Min, ils auront un loyer supérieur de 1 ou 2%. Mais, quand vous faites le calcul, c'est rien du tout parce qu'ils auront moins de frais généraux. Il n'y aura pas de réparations à faire pendant 10 ans ou de problèmes de locaux vétustes"

Est-ce que tous les clients suivront ?

Reste une interrogation pour Jean-Yves Charpentier : est-ce que tous les clients suivront ? "Les gens, lorsqu'ils vont en sortir le matin, ce sera l'heure de pointe sur le périphérique. Donc on réfléchit à avancer ou à reculer l'heure de la vente". Et ce déménagement fait au moins des heureux de ce point de vue là : les entreprise de logistiques. "Elles sont contentes de ne plus avoir à traverser l'île de Nantes pour rejoindre les grands axes et partir faire leurs livraisons", conclut Laurent Jacquet.