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Économie – Social

Dordogne : les lettres de licenciement sont arrivées pour 157 salariés des menuiseries Grégoire

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Par , France Bleu Périgord

Les lettres de licenciement sont arrivées dans les boîtes aux lettres des 157 employés licenciés des menuiseries Grégoire, à Saint Martial d'Artenset. Témoignages.

157 salariés, Laurent et Yves à droite et Anthony tout à gauche sur cette photo en font partie, ne retourneront pas dans les usines Grégoire lundi.
157 salariés, Laurent et Yves à droite et Anthony tout à gauche sur cette photo en font partie, ne retourneront pas dans les usines Grégoire lundi. © Radio France - Mathilde ERRARD

Saint-Martial-d'Artenset, France

Au début du mois d'août, le fond d'investissements Prudentia a repris les menuiseries Grégoire à Saint Martial d'Artenset, avec, à la clé, une enveloppe de 100 000 euros pour le plan de sauvegarde de l'emploi. Aujourd'hui, l'usine est fermée, les ouvriers sont en congés et, depuis mercredi, les lettres de licenciement sont arrivées dans les boîtes aux lettres des 157 salariés des menuiseries.

On va se faire manger aussi dans un an, on se retrouvera dans la même situation", Stéphane Buoro, salarié non licencié. 

157 personnes sur 410 salariés au départ. Ils ne retourneront pas dans les ateliers lundi. "Après 35 ans d'ancienneté, ça fait mal. On va perdre des collègues, mais aussi des amis", explique Laurent Amat-Drabos, chef d'équipe dans les ateliers de fabrication de volets roulants en PVC. 

Dans la région de Montpon-Ménestérol, il y a peu d'emplois, et à 55 ans, il sera difficile de retrouver un CDI pour Laurent. Il quitte Grégoire avec entre 23 000 et 24 000 euros d'indemnités.  

Un licenciement pour repartir à zéro

Stéphane Buoro lui, n'est pas licencié, mais il a aussi des inquiétudes : "Je le sens mal. On va se faire manger aussi dans un an, on se retrouvera dans la même situation." 

Anthony Pinhot, 30 ans, lui, s'est porté volontaire pour quitter Grégoire. "Je n'avais pas d'avenir dans cette boîte. Depuis 12 que je travaille ici, je gagne trois fois rien". Un départ pour mieux repartir, il espère, vers d'autres horizons. Anthony a des projets en tête : le commerce, ou peut-être l'informatique. 

Les 100 000 euros apportés par Prudentia, le repreneur seront reversés directement aux licenciés, qui vont donc recevoir 600 euros de plus chacun, pour, peut être, plus facilement tourner la page et rebondir.