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Économie – Social

Liberty Wheels à Diors : "On est dans un travail de reconquête auprès des constructeurs", déclare le nouveau directeur

mardi 11 septembre 2018 à 11:06 Par Jonathan Landais, France Bleu Berry

Didier Douziech, le nouveau directeur général de Liberty Wheels France, ex AR Industries (347 salariés) à Diors, dans l'Indre, s'exprime pour la première fois sur France Bleu Berry depuis la reprise du site en mai dernier par le groupe britannique.

Didier Douziech, le nouveau directeur général de Liberty Wheels France, ex AR Industries
Didier Douziech, le nouveau directeur général de Liberty Wheels France, ex AR Industries © Radio France - Régis HERVE

Diors, France

Après les difficultés, l'entreprise cherche un nouveau souffle. AR Industries, le dernier fabricant français de jantes en aluminium a été repris par le groupe britannique Liberty, filiale du groupe GFG Alliance en mai dernier. Le site s'appelle désormais Liberty Wheels France.  90% des effectifs ont été conservés soit 347 emplois. Il y eu 29 départs volontaires. Didier Douziech, le nouveau directeur général du site évoque les défis qui attendent le sous-traitant automobile dans les années qui viennent. Il était l'invité du 6-9 de France Bleu Berry ce mardi. 

Vous êtes aux commandes du site de Diors depuis cet été. 90% des emplois ont été conservés, ça veut dire qu'il y a encore un avenir pour nos sous traitants automobiles en France ?

"Oui c'est sûr à nous d'être bon, si on est bon on peut survivre et exister sur le marché".

Que faisiez-vous avant d'intégrer le groupe Liberty ?

"J'étais spécialiste de société en situation spéciale, depuis une bonne dizaine d'années je prenais la direction d'entreprises en situation de crise, de besoins d'amélioration ou de moments très particuliers type reprise ou cession, là c'est un peu différent, je suis toujours dans une fonction de mener une transition mais dans un contexte long car le groupe a besoin de stabilité, je suis là pour rester, pour mener un gros changement dans la société".

Vous nous confirmez un investissement de 2 millions d'euros par an sur 3 ans pour le site de Diors ?

"Oui c'est ça, exactement, on a lancé les premiers projets, on a déjà un calendrier d'investissement pour 2018-2019, c'est beaucoup d'investissement pour répondre aux besoins de nouveaux clients, pour arriver à pénétrer de nouveaux marchés il faut qu'on modernise notre outil de production".

Aujourd'hui vous produisez 900.000 roues par an. C'est suffisant ?

"Non ce n'est pas suffisant, 900.000 c'est un chiffre approximatif, c'est un rythme à peu près, on peut faire beaucoup plus, puisque la capacité est de l'ordre de 2 millions, après il faut les vendre (...) il y a un aspect industriel et commercial, on essaye de mener ces deux fronts de suite, aller chercher de nouveaux marchés, pour croître en chiffre d'affaire et rassurer nos clients traditionnels en particulier PSA et Renault pour avoir avec eux des relations dans la durée, au delà des accords actuels et grossir un volume aussi avec eux".

Il faut faire des investissements pour nos clients"

Vous étiez la semaine dernière en Grande-Bretagne pour chercher de nouveaux clients, Land Rover, Fiat, Volkswagen... ces nouveaux investissements servent aussi à répondre aux exigences des clients ?

"Exactement, pour le cas de Volkswagen par exemple, ils ont audité notre site, ils ont fait des remarques sur l'aspect industriel, mais aussi au niveau de l'organisation... c'est pour ça qu'on fait des investissements, pour qu'ils puissent revenir courant 2019, voir comment on a changé les choses, comment on devrait être en tant que fournisseur de ce groupe-là... c'est pareil pour tous les constructeurs, ils veulent de la qualité, ils veulent une assurance que le process va faire le bon produit, donc il faut faire des investissements".

C'est un travail de tous les jours, de patience, de reconquête"  

Renault et PSA ont dû s'engager sur des volumes importants à la suite du mouvement des salariés, un peu en traînant des pieds. Quelles sont vos relations avec eux aujourd'hui ?

"Disons qu'ils nous laissent notre chance, c'est déjà un point positif, après on est un petit, on n'est pas un fournisseur majeur chez eux, donc il faut qu'on fasse notre place, c'est ça qui est difficile, c'est arriver à exister, à avoir les rendez-vous, faire avancer les dossiers (...)avoir des volumes dans le cadre de l'accord c'est une chose, mais concrètement ça donne beaucoup de travail, de relations avec les acheteurs, avec les services techniques, ça ne va pas aussi vite que l'on voudrait, donc c'est un travail de tous les jours, de patience, de diplomatie, on est dans ce processus-là, de reconquête".

"C'est un travail de tous les jours, de patience, de diplomatie, on est dans ce processus-là, de reconquête"

Les salariés sont dans quel état d'esprit aujourd'hui ? Il y a un peu de méfiance et d'inquiétude...

"Je dirais c'est normal, il y a eu tellement de péripéties dans la vie de cette entreprise ces dernières années, de redressement judiciaire, on est le 3ème repreneur en quelques années, les salariés en ont marre de ces moments très difficiles qu'ils ont vécu, je comprends très bien qu'ils soient en attente de voir ce que ça va donner (...) au niveau de management je trouve l'équipe de bon niveau et motivée, j'ai l'impression qu'ils y croient, mais pour l'ensemble du staff il y a encore beaucoup de travail de reconquête pour leur démontrer que cette fois-ci, c'est la bonne".