Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Liberty Wheels : après les vacances, le site de Diors redémarre, mais toujours au ralenti

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Berry

L'heure de la reprise pour les salariés de Liberty Wheels à Diors. Mais pas pour tout le monde. Ils seront une soixantaine sur les 190 salariés en production à retrouver les postes de travail ce lundi. Une reprise progressive et fébrile pour le seul fabricant français de jantes en aluminum.

Usine Liberty Wheels à Diort près de Châteauroux, Indre
Usine Liberty Wheels à Diort près de Châteauroux, Indre © Radio France - Lisa Guyenne

" La reprise va se faire un petit peu comme s'est faite la fermeture, c'est à dire, au ralenti ! " : Roberto Avelli, le directeur général de Liberty Wheels à Diors, rebaptisé Alvance Weels France (Pôle aluminium du groupe GFG) reconnait qu'on est encore très loin d'une activité à plein régime, sur le site du dernier fabricant français de jantes en aluminium. Alors que le début de l'année avait été poussif, la crise sanitaire et le confinement ont plombé le secteur automobile en France, avec à la fin du mois de mai, un marché de voitures neuves en recul de prés de 48% : du jamais vu !

Une reprise fragile

Les aides de l'Etat, et notamment la prime à la conversion, ont relancé la machine au mois de juin et le mois de juillet a redonné le sourire aux constructeurs automobiles français. Mais cette reprise reste fragile, dans un contexte sanitaire incertain. En tout cas, sur le site Liberty Wheels de Diors, les fourneaux ne vont pas donner toute leur puissance ce lundi pour la reprise après la pause estivale. "Les volumes ne sont toujours pas là et on a une grosse incertitude pour les prochaines semaines. Pour l'instant, on ne voit pas de grosse évolution et un gros redémarrage sur les productions" précise Roberto Avelli.

" J'ai encore reçu la confirmation du groupe (GFG Alliance) que nous avions son soutien financier, ça c'est très important dans le contexte " : Roberto Avelli, directeur général du site Liberty Wheels de Diors (Photo : 22 juin 2020)
" J'ai encore reçu la confirmation du groupe (GFG Alliance) que nous avions son soutien financier, ça c'est très important dans le contexte " : Roberto Avelli, directeur général du site Liberty Wheels de Diors (Photo : 22 juin 2020) © Radio France - Régis Hervé

Dans ce contexte, la reprise du travail ce lundi, ce ne sera pas pour tout le monde. Sur les 190 salariés affectés à la production (sur un effectif total de 287 salariés), seuls 60 ouvriers seront à leurs postes. Pour les autres, ce sera le chômage partiel. Ils seront entre 100 et 120 salariés a reprendre leur travail à partir de mercredi et 180 environ le lundi 31 août. La production sera alors toute engagée mais certaines fonctions support resteront à l'arrêt. 

Renault et PSA n'offrent pas suffisamment de visibilité

Une reprise donc très progressive. Les principaux donneurs d'ordre du site indrien, les groupes Renault et PSA (Peugeot-Citroën) n'offrent pas pour l'instant une visibilité suffisante. "Aujourd'hui, on produit 40.000 roues par mois, il en faudrait pratiquement le double pour flirter avec l'équilibre" souligne le responsable du site. Certes, la piste Volkswagen était encore sur les rails il y a quelques semaines. Il est vrai aussi que l'entreprise est sur le point de finaliser "de petits marchés" avec par exemple, des fournisseurs de roues pour caravanes et mobile-homes. Et puis, le malheur des uns faisant le bonheur des autres, les difficultés, voire les fermetures de certains sites de production en Europe permettent également de récupérer d'autres contrats, mais on reste sur de petits volumes. "Nos commandes jouent un petit peu au yoyo en ce moment. Ona une visibilité cette semaine sur un certain volume. La semaine prochaine, ce sera peut-être différent, à la hausse ou à la baisse" reconnaît Roberto Avelli.

Pas de plan social à l'ordre du jour

Dans ce contexte,  l'appui de la maison mère, le britannique GFG Alliance est essentiel. "J'ai encore reçu la confirmation du groupe que nous avions son soutien financier. Ça, c'est très important en ce moment". Une garantie qui permet à Roberto Avelli d'affirmer une nouvelle fois qu'il n'y a pas de plan social à l'ordre du jour. Reste à savoir si ce soutien à bout de bras peut durer encore  longtemps. Les semaines qui s'annoncent seront décisives pour le site de Diors.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess