Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Licences de pêche : trois ports de la Manche et l'Eurotunnel bloqués pour les marchandises ce vendredi

- Mis à jour le -
Par , France Bleu, France Bleu Breizh Izel, France Bleu Normandie (Calvados - Orne), France Bleu Cotentin, France Bleu Armorique

Les pêcheurs français ont annoncé le blocage ce vendredi des accès à trois ports de la Manche - Saint-Malo, Ouistreham et Calais - ainsi qu'au tunnel sous la Manche pour les marchandises. Une journée d'action pour exiger l'octroi rapide par le Royaume-Uni de licences de pêche post-Brexit.

Le port de Boulogne-sur-Mer bloqué par des pêcheurs en avril 2009 (illustration)
Le port de Boulogne-sur-Mer bloqué par des pêcheurs en avril 2009 (illustration) © Maxppp - HUMBERTO DE OLIVEIRA

Le comité national des pêches français a annoncé le blocage vendredi des accès à trois ports de la Manche et au tunnel sous la Manche pour les marchandises.

Une journée d'action présentée comme "un coup de semonce" pour exiger l'octroi rapide par le Royaume-Uni de licences de pêche post-Brexit.

Saint-Malo, Ouistreham et Calais concernés

Les pêcheurs bloqueront en mer l'arrivée des ferries dans trois ports de la Manche : Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), Ouistreham (Calvados) et Calais (Pas-de-Calais). 

L'Eurotunnel visé

Sur terre, ils bloqueront également l'accès des camions de marchandises au terminal fret du tunnel sous la Manche pendant "quelques heures", a déclaré Gérard Romiti, le président du comité national lors d'une conférence de presse. 

"Nous voulons seulement récupérer nos licences"

Le président du comité national a résumé la revendication ainsi : "Nous ne voulons pas l'aumône, nous voulons seulement récupérer nos licences. Le Royaume-Uni doit respecter l'accord post-Brexit. Trop de pêcheurs sont encore sur le carreau".

Et de préciser : "Cela fait onze mois qu'on attend la bouche ouverte. La patience des professionnels a des limites. Nous espérons que ce coup de semonce sera entendu".

Ce mouvement est une réponse à l'attitude "provocatrice" et "humiliante" des Britanniques. "Cette question des licences est l'arbre qui cache la forêt: de sa résolution dépendront les relations avec le Royaume-Uni sur le long terme", a-t-il prévenu. 

Tout en questionnant la robustesse de l'engagement européen au côté des pêcheurs de l'UE, il a salué "l'ultimatum" lancé mercredi par la Commission européenne, qui a demandé à Londres de régler ce contentieux d'ici le 10 décembre

Paris réclame encore plus de 150 licences de pêche

En vertu de l'accord de Brexit signé fin 2020 entre Londres et Bruxelles, les pêcheurs européens peuvent continuer à travailler dans les eaux britanniques à condition de pouvoir prouver qu'ils y pêchaient auparavant. Mais Français et Britanniques se disputent sur la nature et l'ampleur des justificatifs à fournir. 

Au total, depuis le 1er janvier 2021, la France a obtenu "plus de 960 licences" de pêches dans les eaux britanniques et des îles anglo-normandes, mais Paris réclame encore plus de 150 autorisations, selon le ministère français de la Mer.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess