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Économie - Social

Licenciements économiques chez Liberty Wheels dans l'Indre : le directeur général s'explique

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Par , France Bleu Berry

Mardi, la CGT a lancé un appel à la grève pour contester un plan de licenciements économiques au sein de l'entreprise Liberty Wheels, le dernier fabricant de jantes aluminium de France. La direction se défend et évoque une nécessité économique, au vu des difficultés que connaît l'entreprise.

Liberty Wheels (15 janvier 2020)
Liberty Wheels (15 janvier 2020) © Radio France - Lisa Guyenne

Diors, France

"L'avenir de l'entreprise devient plus qu'incertain", écrivait mardi la CGT dans un communiqué. D'ici au mois de mars, neuf postes vont être supprimés au sein de Liberty Wheels, le dernier fabricant de jantes aluminium de France, basé à Diors, tout près de Châteauroux. Ce qui devrait porter l'effectif à 285 personnes d'ici quelques mois, contre environ 320 l'an passé.

Une quarantaine de postes supprimés en un an

Ces neuf licenciements économiques s'ajoutent aux trente autres postes supprimés depuis le mois de mai dernier, "soit par des départs en retraite, soit par des démissions, soit par des ruptures conventionnelles" non remplacés, explique le directeur général Roberto Avelli. Sauf que cette fois, les neuf postes concernés seront bel et bien supprimés, et les salariés pourraient se retrouver sans emploi. "On va tout de même proposer un certain nombre de postes de remplacement, à l'intérieur de l'entreprise ou au sein du groupe, on y travaille", assure le dirigeant. Roberto Avelli se défend, dans tous les cas, d'être "contre" ses employés. "Mes gars, ce sont de vrais guerriers", sourit-il.

Roberto Avelli, directeur général de Liberty Wheels (janvier 2020) - Radio France
Roberto Avelli, directeur général de Liberty Wheels (janvier 2020) © Radio France - Lisa Guyenne

"Nous sommes en difficulté, il ne faut pas s'en cacher"

La CGT parle de licenciements "inacceptables". Mais le patron explique qu'il ne pouvait pas faire autrement. "Aujourd'hui, nous sommes en difficulté, il ne faut pas s'en cacher. Nos volumes ne sont pas au niveau, donc on doit ajuster nos coûts et notre structure au volume actuel de commandes." L'an dernier, les deux principaux clients de Liberty Wheels, Renault-Nissan et PSA Peugeot-Citroën, ont commandé 15 à 20% de moins que ce qui était prévu. Un coup dur supplémentaire pour une entreprise qui connaît déjà son lot de difficultés depuis plusieurs années.

"Il faut savoir qu'on est sur un site industriel assez chahuté ces dernières années. Deux redressements judiciaires, on a pas eu un bon niveau de maintenance pendant ces dix dernières années, le marché de l'automobile stagne et la concurrence est toujours plus forte dans les pays européens et asiatiques, surtout", égrène Roberto Avelli. 

"Quand vous voyez que la 208 est produite au Maroc, que la Clio est produite en Turquie... Il ne faut pas s'étonner", lance le délégué CFDT de l'entreprise, Christophe Bouvet, qui n'est pas en conflit avec la direction.

Un manque d'investissements ? Faux, selon la direction

De son côté, la CGT reconnaît les difficultés rencontrées par l'entreprise, mais elle estime que la direction a aussi sa part de responsabilité. "Si on avait correctement investi, les clients auraient continué d'effectuer des commandes chez nous", déplore le responsable CGT, Claude Biaunier. "Pratiquement aucun investissement n'a été réalisé à ce jour", affirme la CGT. Faux, selon la direction. 

"De juin 2018 à fin 2019, environ deux millions d'euros ont été investis ; on va engager 1,2 million sur 2020 et deux millions sur 2021", répond le directeur général. Seulement, "ça ne se voit pas beaucoup parce qu'on a travaillé surtout sur la sécurisation de l'outil industriel. Nous avons fait beaucoup plus de réparations que d'investissements dans de nouveaux moyens. Cela étant fait, désormais, nous allons travailler sur les nouveaux moyens, mais aussi sur l'amélioration des flux qui sont toujours très perfectibles dans l'entreprise."

Le recours aux intérimaires en question

Enfin, la CGT fustige la décision de licencier du personnel alors même que 26 salariés seraient actuellement en intérim chez Liberty Wheels. "Ils sont plutôt entre 15 et 18", précise le directeur, "et ce sont des gens qu'on emploie en production pour palier aux variations des commandes, et aussi pour remplacer les absents et les malades, comme dans toute autre entreprise". La CGT continue, dans tous les cas, à appeler à la grève ce jeudi 16 janvier, et à rejoindre le mouvement contre la réforme des retraites.

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