Économie – Social

Ligue 1 : l'AS Saint-Etienne veut racheter le stade Geoffroy Guichard

Par David Valverde, France Bleu Saint-Étienne Loire et France Bleu lundi 8 août 2016 à 16:23

Le stade Geoffroy Guichard
Le stade Geoffroy Guichard © Maxppp - Maxppp

Ce sera peut-être l'un des feuilletons des prochains mois : le rachat du stade Geoffroy Guichard par l'AS Saint-Étienne. L'idée est clairement exprimée par le co-président du club Roland Romeyer. Saint-Étienne Métropole n'est pas vendeuse. En tout cas pas encore.

Pour l'ASSE, il s'agirait de poursuive les aquisitions de ses outils de travail après le centre d'entraînement de l'Etrat, la Boutique et le Chaudron Vert. En France, il n'y a que Lyon qui soit propriétaire de son stade tandis que les clubs de Lens, Caen et Nantes gèrent leur stade sans en être propriétaire. Et d'après le co-président Roland Romeyer, cela pourrait un jour être le cas de Geoffroy Guichard.

Pour augmenter le budget, il nous faut devenir propriétaire du stade Geoffroy-Guichard, symbole de l'ASSE, comme l'incite la loi Braillard, ce qui nous permettrait d'en avoir la gestion sept jours sur sept avec l'exploitation des loges 365 jours par an ou d'un restaurant par exemple. Les collectivités semblent à notre écoute

L'idée aurait été accueillie positivement par Saint-Étienne Métropole qui possède actuellement l'enceinte. Vérification faite, l'hypothèse a simplement été évoquée verbalement. Pas de réunion, pas de groupe de travail pour évaluer l'intérêt de céder le lieu le plus connu de Saint-Étienne.

L'ASSE est donc acheteuse mais Saint-Étienne Métropole n'est pas vendeuse. En tout cas pas encore. Il faudra pour cela que l'AS Saint-Étienne se montre financièrement convaincante pour mettre la main sur un équipement dont la rénovation pour l'Euro 2016 a coûté 72 millions d'euros. La vente serait quoiqu'il arrive exceptionnelle puisqu'actuellement la loi ne prévoit pas, et donc n'encadre pas, un tel transfert de propriété.

Saint-Étienne Métropole n'est pas dans l'urgence de vendre : elle reçoit chaque année de la part du club de foot 1,35 million d'euros pour disposer du stade, une somme qui couvre quasiment les coûts d'exploitation annuels du Chaudron avec ses douze employés à temps plein. Mais elle perdrait un patrimoine d'une valeur symbolique très élevée.

De son côté, l'ASSE doit avant tout mettre en place un plan de financement. La solution souvent évoquée serait l'ouverture du capital aux supporters : c'est le projet des socios. Il devra obligatoirement être associé à un emprunt bancaire. Autre solution : un crédit bail. Le club devient propriétaire en payant chaque mois un loyer réévalué. Si les deux parties s'entendent, l'ASSE redeviendrait propriétaire de son stade pour la première fois depuis la fin des années 60.

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