Économie – Social

Limoges : des magasins déserts en ce dimanche d'ouverture pour les soldes

Par Juliette Bergé, France Bleu Limousin dimanche 10 janvier 2016 à 21:49

Vers 16h30, la rue du Consulat était déserte
Vers 16h30, la rue du Consulat était déserte © Radio France - Juliette Bergé

Hier, premier dimanche des soldes oblige, les commerçants du centre-ville de Limoges pouvaient lever leurs rideaux. La mairie leur permet en effet de rester ouvert 5 dimanches par mois. Mais seulement 30% des boutiques du centre-ville étaient ouvertes et les rues étaient désertes.

Dans la rue du Consulat, l'une des rues commerçantes du centre-ville, peu de lumières sont allumées dans les vitrines. Face à tant de rideaux baissés, Véronique, une limougeaude venue faire les soldes avec ses filles, hésite à rentrer dans une boutique car rien n'indique son ouverture exceptionnelle. Pourtant elle était venue exprès ce dimanche. "Mes filles étaient en partiels la semaine dernière donc on avait prévu de venir faire les soldes tranquillement aujourd'hui" explique-t-elle.

"Il n'y a vraiment personne"

Autour d'elle les rues et le peu de boutiques ouvertes sont désertes. "Il n'y a vraiment personne" confie un couple de jeunes limousins venus flâner en centre-ville malgré la météo pluvieuse. Ce qui fait le bonheur de certains clients comme Marie, venu pour rhabiller son fils âgé de 16 ans : "On a pu essayer tranquille, passer à la caisse tranquille, c'est agréable !

Des ventes quasi nulles

Mais derrière leurs caisses, les commerçants ont la mine défaite.  : "_Je n'ai fait aucunes ventes. Zéro ! C'est problématiqu_e " s'exclame Catherine, responsable d'une boutique de chaussures pour enfants en centre-ville. Même constat pour Eva, salariée dans un magasin de prêt-à-porter : "On a fait que 3 ventes depuis l'ouverture à 14h, franchement il y en a pour plus cher de personnel que d'achats. Cela ne vaut pas le coup !"

Un manque de publicité auprès des clients et de cohésion entre les commerçants

Alors même si la météo pluvieuse explique en partie la mauvaise fréquentation, tous accusent aussi comme Damien, gérant d'un magasin de vêtements, un manque de cohésion entre les commerçants . "Dans la rue, on doit être trois ou quatre seulement à avoir ouverts sur une dizaine. C'est soit tout le monde ouvre, soit personne n'ouvre". A l'avenir, les commerçants demandent plus de publicité car malgré ce fiasco, tous veulent continuer d'ouvrir exceptionnellement 5 dimanches par an.

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