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Économie – Social

Limoges : l'imprimerie Rivet refuse toujours la dette fiscale de 380 000 euros

dimanche 5 novembre 2017 à 19:14 Par Jérôme Edant, France Bleu Limousin et France Bleu Périgord

Les dirigeants de l'imprimerie Rivet de Limoges sont reçus par le préfet de la Haute-Vienne ce lundi. L'entreprise conteste le recouvrement d'un arriéré de TVA de près de 380 000 euros. Cette somme pourrait la faire couler, ainsi que le journal communiste l'Echo imprimé sur ses rotatives.

Le fisc réclame un arriéré de TVA de 380 000 € à l'imprimerie Rivet - photo d'illustration
Le fisc réclame un arriéré de TVA de 380 000 € à l'imprimerie Rivet - photo d'illustration © Maxppp - Jean-François Frey

limoges

Les dirigeants de l'imprimerie Rivet, de Limoges, attendent beaucoup de l'entrevue avec le préfet de la Haute-Vienne. Il faut dire que le conflit s'enlise entre l'entreprise et l'administration fiscale, qui lui réclame des arriérés de TVA. Certes, le fisc a revu sa copie et a réduit la facture présentée l'année dernière - elle était au départ d'1,2 millions € et se monte désormais à près de 380 000 € - mais l'imprimerie ne peut toujours pas débourser une telle somme, qu'elle estime injustifiée.

Une question de vie ou de mort

Pour l'imprimerie Rivet, c'est une question de vie ou de mort. Même avec un paiement étalé sur quelques mois, débourser 380 000 euros est totalement impossible. Ce serait mettre immédiatement la clé sous la porte avec une centaine de salariés et, sans aucun doute, l'entreprise entraînerait dans son sillage le journal communiste l'Echo qui est imprimé sur ses rotatives, et lui-même en grande difficulté.

L'imprimeur, soutenu par la CGT du livre, l'affirme donc haut et fort : il se battra jusqu'au bout pour faire annuler cette somme, totalement abusive selon lui. En fait, l'imprimerie a appliqué un taux de TVA réduit à 5,5 % sur l'activité de portage du journal, le même que sur l'activité d'impression, car il s'agit pour elle du même process. Mais le fisc n'a pas la même interprétation et lui demande une TVA de 20 % sur la distribution du quotidien.

L'affaire sera donc discutée ce lundi devant le préfet, mais elle est même remontée jusqu'au ministre de l'économie et des finances par l'intermédiaire d'une question de la sénatrice Marie-Françoise Pérol-Dumont.