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Limoges : les ventes de chrysanthèmes en berne car "les gens craignent de ne pas pouvoir aller au cimetière"

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Par , France Bleu Limousin, France Bleu

Les ventes de chrysanthèmes sont en partie victimes de la crise sanitaire. A Limoges, certains ont déjà commencé à déposer ces fleurs dans les cimetières.Mais d'autres semblent retarder leur achats, en attendant de savoir s'ils pourront bien aller fleurir les tombes pour la Toussaint.

Les Limougeauds ont déjà commencé à fleurir les tombes de leurs proches avec des chrysanthèmes, pour la Toussaint.
Les Limougeauds ont déjà commencé à fleurir les tombes de leurs proches avec des chrysanthèmes, pour la Toussaint. © Radio France - Nathalie Col

A quelques jours de la Toussaint, les horticulteurs et les fleuristes font grise mine devant leurs stocks de chrysanthèmes qui peinent à s'écouler. A Limoges, Hervé Lepetit avait initialement tablé sur des ventes stables par rapport à l'an dernier. Il a donc cultivé 3.000 pieds de cette fleur, déclinés en différentes tailles et différentes couleurs, mais les réservations sont loin d'atteindre le niveau habituel.

"Normalement à cinq jours de la Toussaint on a entre 1.500 et 2.000 pieds réservés, mais aujourd'hui il y en a 500 à 600 de moins. Et surtout, nous avons relativement peu de mouvement au niveau des gens qui n'aurait pas réservé mais qui viendraient chercher des chrysanthèmes."

Hervé Lepetit, horticulteur à Limoges, redoute de ne pas pouvoir écouler tous les chrysanthèmes qu'il a cultivés cette année.
Hervé Lepetit, horticulteur à Limoges, redoute de ne pas pouvoir écouler tous les chrysanthèmes qu'il a cultivés cette année. © Radio France - Nathalie Col

Toussaint, c'est vraiment la fête à ne pas louper !

Cette situation risque de peser lourd sur les affaires de son entreprise Flora Plantes à Limoges, car les 15 jours de ventes avant la Toussaint représentent plus de 30% de son chiffre d'affaire annuel. Ce sera donc une catastrophe économique si les achats de dernière minutes ne grimpent pas en flèche. "La Toussaint, c'est ce qui nous permet de passer l'hiver... de payer les charges de personnel et de chauffage des serres." 

Le spectre d'un reconfinement pèse sur les ventes

Pour Hervé Lepetit, cette situation s'explique notamment par les incertitudes liées à la crise sanitaire. Depuis quelques jours, il reçoit beaucoup de coups de téléphone de gens qui redoutent de nouvelles restrictions de circulation et de déplacement et hésitent à réserver des chrysanthèmes. "Ils craignent de ne pas pouvoir aller au cimetière." 

Une crainte ressentie aussi par l'une des fleuristes de Rambeau Racaud, dont la boutique est située devant l'entrée du cimetière de Louyat, à Limoges. Elle a reçu plus de demandes cette année pour aller elle-même déposer les fleurs sur les tombes, de la part de gens éloignés qui ne sont pas surs de pouvoir venir. 

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