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Économie – Social

Limoges : quand Uber Eats arrive en ville avec ses livreurs à vélo

lundi 9 octobre 2017 à 15:24 Par Thomas Larabi, France Bleu Limousin

Uber Eats débarque à Limoges. Il s'agit d'un service de livraison de repas à vélo. Plus de 50 coursiers pédalent déjà dans les rues du centre-ville pour livrer les mets d'une dizaine de restaurants. Avec des conditions qui posent question.

Ils sont 50 auto-entrepreneurs, étudiants et "précaires", à traverser la ville de Limoges à vélo
Ils sont 50 auto-entrepreneurs, étudiants et "précaires", à traverser la ville de Limoges à vélo © Radio France - Thomas Larabi

Limoges, France

On connaissait UBER pour ses VTC qui concurrencent les taxis. Là il s'agit d'un service de livraison de repas à vélo. Via une application sur smartphone, les Limougeauds peuvent désormais se faire livrer les menus d'une dizaine de restaurants de la ville. Grandes franchises ou petites enseignes, la plupart font dans le fast-food, bien loin des objectifs de la semaine du goût qui débute.

Déjà cinquante auto-entrepreneurs à bicyclette

Chaque coursier doit monter sa micro-entreprise pour travailler au nom d'UberEATS. François est l'un d'eux. Intérimaire, il a décidé de se lancer dans l'aventure pour avoir "un complément de revenu". Il a donc acheté un VTT tout neuf, mais pour le moment l'activité est calme : "J'ai fait deux courses en deux jours, dont une de plus de huit kilomètres, mais c'est parce qu'on est beaucoup de coursiers". En effet, ils sont déjà une cinquantaine à arpenter le centre ville, à vélo avec leurs grands sacs carrés sur le dos. Et seulement dix restaurants ont mis en place ce système. Alors la concurrence est rude.

Un chiffre d'affaire minimum mais qui n'est que provisoire

Le système est simple : le coursier le plus proche d'un restaurant reçoit la commande sur son smartphone. S'il ne répond pas dans les quarante secondes, la commande passe à un autre coursier. "Mais c'est le temps que ça se lance, et puis on est assurés de gagner douze euros bruts de l'heure" ajoute François. Mais Stéphane Ficaja, le manager France de la firme le précise : "Pour le lancement, on leur garantit un certain chiffre d'affaire. Ensuite on repassera sur un simple système de rémunération à la course, sachant que chaque course est rémunérée entre 5 et 6 euros". Il y a deux ans les chauffeurs UBER s'étaient révoltés après avoir vu le prix de la course chuter sans prévenir. Reste à savoir si les livreurs limougeauds ont bien intégré ces futurs changements.

UberEATS France : 2500 coursiers, 50 salariés

Les commerçants eux sont optimistes. UberEATS leur prend trente pour-cent de commission sur chaque plat livré, mais ils espèrent s'y retrouver grâce au volume des commandes. Et si les marges sont trop faibles ? "Rien ne les empêche d'augmenter leurs prix" explique Stéphane Ficaja. C'est le cas du petit restaurant Maison et Tartine en centre-ville, où les menus sont deux euros plus chers à la livraison, hors coût de la course, facturée par UberEATS.

Limoges est la treizième ville française à voir UberEATS s'implanter, et la plus petite. "Un vrai test" pour Stéphane Ficaja : en cas de succès commercial, d'autres municipalités de la taille de Limoges pourraient voir débouler à toute allure ces hordes d'auto-entrepreneurs à vélo.