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Économie – Social

Lingerie : l'entreprise Macosa veut attirer les jeunes recrues

vendredi 26 octobre 2018 à 19:49 Par Morgane Heuclin-Reffait, France Bleu Maine

Comme 15 autres entreprises sarthoises, les ateliers de Macosa à Bonnétable ont ouvert leurs portes pour l'opération "Visitez nos entreprises en Pays de la Loire". L'occasion pour son PDG de démonter les clichés sur le métier.

L'entreprise Macosa ne trouve pas assez de main-d'oeuvre pour répondre à ses besoins
L'entreprise Macosa ne trouve pas assez de main-d'oeuvre pour répondre à ses besoins © Radio France - Morgane Heuclin-Reffait

Bonnétable, France

"On espère avoir quelques salariés en plus l'an prochain, peut-être certains des 25 stagiaires qui travaillent actuellement avec nous", explique Philippe Hache, le PDG de Macosa. L'entreprise a profité de l'opération Visitez nos entreprises en Pays de la Loire, comme 12 autres en Sarthe, pour évoquer son développement local. Problème : l'entreprise peine, comme d'autres dans le secteur du textile et de la lingerie, à recruter. 

Un manque de main d'oeuvre

Macosa compte 90 salariés et 25 stagiaires ou jeunes en formation dont l'entreprise "garde environ la moitié à l'issue en CDI", précise son PDG. Pourtant, certains refusent ces contrats, préférant partir à l'étranger :

La centaine de sous-traitants des grandes marques dans le milieu cherchent à recruter 400 employés par an ! Et on ne trouve pas !

Dans les prochaines années, Philippe Hache compte développer encore son activité, mais selon lui, il y a de moins en moins de jeunes qui sont intéressés par la confection des vêtements : "ils veulent être stylistes modélistes, mais c'est difficile et les écoles coûtent plusieurs milliers d'euros, indique-t-il. Du coup, on les retrouve en entretien d'embauche chez nous après une ou deux années perdues"

Une méconnaissance du métier

Ouvrir les ateliers au public, c'est l'occasion de toucher de potentielles nouvelles recrues. "Ce sont des gens de plus de 50 ans qui sont venus pour la visite de l'atelier, mais ils ont des enfants et petits-enfants. C'est un des meilleurs moyens de diffuser le message, _il faut sortir des images d'Epinal et démystifier l'idée du travail à la chaîne_". Dans le groupe, une adolescente venue avec sa famille : "elle veut faire son stage de 3ème chez nous, ça démarre comme ça !" lance Philippe Hache.

"On a certaines écoles de mode qui visitent déjà nos ateliers, et de notre côté on se rend déjà dans les lycées d'enseignement technique mais ça ne sert pas vraiment, estime-t-il._Il faudrait que les classes des filières spécialisées viennent directement voir les opératrices travailler sur les machines et voir concrètement ce qu'est la fabrication française_".