Économie – Social DOSSIER : Alstom Transport : quel avenir à Belfort ?

Lionel Burriello (CGT ArcelorMittal) : "De grandes similitudes entre Alstom à Belfort et Arcelor à Florange"

Par Hajera Mohammad, France Bleu Belfort-Montbéliard, France Bleu Besançon, France Bleu Lorraine Nord et France Bleu Sud Lorraine mardi 13 septembre 2016 à 9:11

Un salarié d'Arcelor Mittal à Florange et un salarié d'Alstom à Belfort
Un salarié d'Arcelor Mittal à Florange et un salarié d'Alstom à Belfort © Maxppp -

Depuis la fin annoncée de la production d'Alstom Transport à Belfort, le scénario est souvent comparé à celui des hauts-fourneaux d'ArcelorMittal qui avaient fermé en 2013 et entraîné la suppression de 600 emplois. Une comparaison justifiée selon Lionel Burriello, délégué CGT d'ArcelorMittal.

"Il y a de grandes similitudes" reconnaît, Lionel Burriello, délégué syndical CGT d'ArcelorMittal à Florange. Il a vécu personnellement la fermeture des deux hauts-fourneaux de l'aciérie, annoncée en 2012 et effective dès 2013, malgré les engagements du gouvernement.

Ne pas céder aux sirène des politiques, seul le rapport de force compte - Lionel Burriello, CGT ArcelorMittal

Alstom, "c'est une usine rentable, avec une activité stratégique et une politique basée sur la productivité à outrance qui passe forcément par la suppression d'emplois pour le patronat" déplore Lionel Burriello. Le syndicaliste conseille aux 400 salariés de Belfort concernés de " ne pas céder aux sirènes de l'ingérence politique. Seul le rapport de force compte" d'après lui.  A Florange, "on pourrait écrire un livre sur l'inefficacité de l’exécutif qui est aujourd'hui en place" affirme Lionel Burriello.

Le Président de la République n'a plus aucune crédibilité - Lionel Burriello, CGT ArcelorMittal

Si François Hollande promet de tout faire pour "maintenir les activités ferroviaires sur le site de Belfort" , aucune annonce concrète n'a été faite pour le moment. "Le Président de la République n'a plus aucune crédibilité à mes yeux. Zéro de confiance pour lui. Et puis nous sommes à l'aube d'une élection présidentielle, ce n'est pas par hasard, s'il agit" déplore le syndicaliste.

A LIRE AUSSI >>> 400 personnes réunies à Belfort pour soutenir les salariés d'Alstom