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Économie – Social

Liquidation de l'entreprise Gilibert à Faramans : 57 salariés ont cessé le travail

vendredi 9 novembre 2018 à 20:06 Par Justine Dincher, France Bleu Isère

Les 57 salariés de l'entreprise Gilibert basée à Faramans en Isère, ont appris avec surprise que leur entreprise était liquidée. Ils ont du arrêter le travail "brutalement" jeudi 8 novembre. "C'est un coup de massue pour ce territoire", dit le maire de cette petite commune rurale.

Les 57 salariés de Gilibert à Faramans ont arrêté de travailler jeudi 8 novembre.
Les 57 salariés de Gilibert à Faramans ont arrêté de travailler jeudi 8 novembre. © Radio France - Justine Dincher

Faramans, France

57 salariés devraient bientôt être au chômage à Faramans, près de la Côte-Saint-André (Isère). L'entreprise Gilibert, spécialisée dans le matériel agricole (remorques, épandeurs, porte-containers) a été liquidée avec cessation de ses activités. C'est une décision du tribunal administratif de Rennes mercredi. L'entreprise iséroise, créée en 1950 à Faramans, avait été rachetée en 2015 par le groupe finistérien Pichon, placé en redressement judiciaire.

Une décision "brutale"

Le mois dernier, la direction de Pichon était venue officialiser le déménagement de l'entreprise à Beaurepaire (Isère), sur le site d'une friche industrielle, dans la zone de la Maladière, avec des projets de développement et même des embauches à la clé. Mercredi donc, cela a été la douche froide pour les 57 salariés. "C'est assez brutal puisqu'en début de semaine, nous étions encore mobilisés à travailler et aujourd'hui, on est chez nous", raconte Juliette Burlet, directrice de l'usine de Faramans. 

"C'est difficile. Sur les 57 personnes présentes dans l'entreprise, chacun a sa part de déception : certains ont 30, voire 40 ans d'ancienneté, (...) d'autres étaient en période d'essai, détaille la directrice, cela me fait mal parce que j'habite à Faramans, c'était une entreprise très importante dans le village".

"Un poumon" dans la Bièvre

Gilles Bourdat, le maire de cette petite commune de 1.000 habitants, soutient les salariés. Il est triste pour eux et s'inquiète aussi pour l'avenir de sa commune. "C'est un coup de massue, analyse l'élu, on dit souvent qu'un emploi perdu dans une entreprise, c'est un emploi induit sur le territoire. C'est vrai pour tous nos commerçants, pour tous nos professionnels de santé". 

La création, puis le développement de la société Gilibert avait re-dynamiser la commune qui abrite aujourd'hui une fleuriste, un boulanger, un coiffeur, une pizzeria et 18 professionnels du monde médical (entre autres). "Cette entreprise était un poumon. C'est la Bièvre en général qui est touchée. Il ne faut pas qu'on soit oubliés", conclut Gilles Bourdat qui se souvient que dans les années 1970, Gilibert employait 170 salariés. Les 57 salariés restants attendent maintenant leur lettre de licenciement.