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Liquidation de New Look : les salariés de Rouen occupent toujours leur magasin

Le groupe britannique de prêt-à-porter a décidé de fermer 31 magasins en France et de licencier ses 450 salariés. Depuis le 21 juin, les salariés de trois magasins, dont celui de Rouen, occupent les locaux jour et nuit pour exiger des indemnités de départs plus importantes.

Les salariés de New Look à Rouen ont affiché leurs revendications et leur colère dans la vitrine du magasin.
Les salariés de New Look à Rouen ont affiché leurs revendications et leur colère dans la vitrine du magasin. © Radio France - Christine Wurtz

Les 1000 mètres carrés du magasin New Look de Rouen sont presque vides. Il n'y reste que quelques articles, des portants, des cintres, et deux tables rondes sur lesquelles les sept salariés qui occupent les lieux à tour de rôle jouent aux cartes en attendant. Depuis le 21 juin, ils ont installé des matelas dans le bureau du premier étage et se relaient jour et nuit pour maintenir une présence constante dans les locaux. C'est leur manière de faire pression sur le groupe britanniqu e de prêt-à-porter qui veut les licencier avec le minimum légal. 450 personnes sont concernées dans les 31 magasins français de l'enseigne.

Les 7 salariés se relaient jour et nuit pour maintenir une présence constante sur les lieux.
Les 7 salariés se relaient jour et nuit pour maintenir une présence constante sur les lieux. © Radio France - Christine Wurtz

"C'est pas un plaisir d'être là, mais c'est le seul moyen qu'on a de se faire entendre"

Certains, comme le directeur Alexis Parde, ont 11 ans d'ancienneté chez New Look."On a fait nos calculs, on partirait avec entre 1500 et 4000 euros." Pas suffisant selon les salariés qui jugent méprisante l'attitude de la direction britannique du groupe à leur égard. Pour faire pression sur les Anglais, les employés de trois magasins français sont entrés en résistance. A Calais, à Paris, et à Rouen. Aux Docks 76, la boutique New Look était l'une des trois plus grandes du centre commercial. Le rideau est désormais baissé et les grévistes ont affiché leurs revendications et leur colère dans la vitrine. 

Chaque jour, les grévistes affichent le compteur du nombre de jours d'occupation du magasin.
Chaque jour, les grévistes affichent le compteur du nombre de jours d'occupation du magasin. © Radio France - Christine Wurtz

L'occupation des locaux a tout de même permis de "faire sortir les Anglais du bois" comme dit le directeur. Une réunion de négociations a lieu ce vendredi 5 juillet entre les Britanniques, le liquidateur, les avocats et les représentants du personnel. Si New Look ne fait pas un effort significatif sur les primes de départ, les salariés pourraient se tourner vers le Conseil des prud'hommes.

Ecoutez le témoignage d'Alexis Parde, le directeur du magasin de Rouen

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