Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social

Locations saisonnières à Bordeaux : 40% des propriétaires déclarés en mairie

-
Par , France Bleu Gironde

Bordeaux, deuxième ville après Paris où la location saisonnière est réglementée depuis le 1e mars 2018. Objectif, lutter contre l'hôtellerie déguisée et privilégier la location longue durée. Deux ans et demi après le début de la réglementation, tous les propriétaires ne sont pas déclarés en mairie.

Laetitia Lecoq, contrôleuse des locations saisonnière pendant sa tournée hebdomadaire.
Laetitia Lecoq, contrôleuse des locations saisonnière pendant sa tournée hebdomadaire. © Radio France - Fanny Ohier

Bordeaux - France

Le mois d'août, chassé-croisé entre les touristes qui affluent à Bordeaux et se logent via des plateformes internet et les étudiants qui cherchent un appartement où vivre à l'année. Depuis le 1e mars 2018, pour éviter les cas d'hôtellerie déguisée, la ville de Bordeaux a mis en place une réglementation, pour encadrer les locations saisonnières. Un an et demi après, sur les 7 000 annonces, seulement 40 % des propriétaires-loueurs se sont déclarés en mairie.

Tous les propriétaires-loueurs doivent se déclarer en mairie 

D'abord, tous les propriétaires-loueurs doivent se déclarer en mairie pour payer la taxe de séjour. Ils ne sont que 40 %, sur les 7 000 annonces que compte Bordeaux sur les sites de locations saisonnières, à l'avoir fait

Ensuite les particuliers peuvent louer jusqu’à quatre mois (soit 120 jours) par an leur résidence principale. Pour les résidences secondaires par contre, si elles sont louées toute l'année via des sites type Airbnb, elles doivent être déclarées comme hébergement hôtelier. Et donc payer la taxe équivalente sous peine de sanction, jusqu'à 50 000 euros d'amende. Ou bien le propriétaire peut mettre en location un nouveau bien, de surface équivalente et dans la même zone.

Une cellule spécifique s'occupe de vérifier que la réglementation est bien appliquée, à l'intérieur du service droit des sols de la Métropole. Jérôme Passicos est le chef du service, il dresse un bilan positif de leur action : "Pour le taux d'enregistrements nous sommes en progression : de 980 inscrits sur le site de la taxe de séjour en mars 2018 à 2800 enregistrements environ." 

Il y aussi un volet de dissuasion, sur les enquêtes ouvertes pour 356 logements, un quart, 54, ont abouti en procès verbaux. Les propriétaires seront jugés à la fin de l'année. 

Actions de contrôle au quotidien : le porte-à-porte 

Les agents de la cellule de contrôle procèdent à des vérifications des annonces de locations sur internet, ils enregistrent également des signalements, souvent de la part de voisins mécontents par les locataires de courte durée. Et puis ils effectuent du porte-à-porte. 

Laetitia Lecoq est l'une des cinq agents du service. En moyenne, elle visite entre 5 et 10 immeubles par semaine. Parmi les indices qui lui permettent de repérer les immeubles multipliant les locations saisonnières : les "boîtes à clés" qui permettent de donner les clés aux touristes sans que le propriétaire ait à se déplacer. Ou encore, les sonnettes sans noms de locataires, ou avec une inscription en anglais "Ring the bell" (sonnez pour entrer). 

Contrôle des locations saisonnières dans Bordeaux. Reportage.