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Économie – Social

Loches : l’ouverture d’une boulangerie en périphérie du centre-ville fait polémique

lundi 8 janvier 2018 à 5:30 Par Armêl Balogog, France Bleu Touraine

"Ma boulangerie café" ouvre ses portes lundi 8 janvier dans la zone industrielle de Loches, de quoi déplaire aux boulangers du centre-ville qui craignent de perdre une partie de leur clientèle.

A Loches, l’ouverture d’une boulangerie en périphérie du centre-ville fait polémique
A Loches, l’ouverture d’une boulangerie en périphérie du centre-ville fait polémique © Radio France - Armêl Balogog

Loches, France

"Trop, c’est trop", s’agace Mariano Gonzales, de la boulangerie Les Macarons de Martine, en pensant à l’ouverture, lundi 8 janvier, d’une nouvelle boulangerie dans la zone industrielle de Loches. 

Plus de pain pour le même nombre de clients

Les six boulangers du centre-ville s’inquiètent de voir leur clientèle diminuer. "Les clients vont aller là-bas. Ils vont tester. Et puis comme la lumière brille plus là-bas, ils iront plus là-bas", regrette d’avance Mariano Gonzales.

C’est évident que les gens ne vont pas manger plus de pain. C’est évident que nous on vendra moins. – Mariano Gonzales, boulanger

Autrement dit, "si le gâteau est fait pour 50 personnes, et puis qu’eux viennent, la part de chacun va rétrécir", selon les mots de Jean-Marc Beauvais, de la Boulangerie parisienne, aussi installée dans la rue Picois.

Le nouveau boulanger rassure

Mais Stéphane Blais, le patron de la nouvelle enseigne se défend de toute concurrence déloyale. "J’ai ouvert 21 boutiques (dans plusieurs départements, ndlr), personne n’a eu du mal à côté de moi. Oui, on prend des clients un peu partout. Mais le commerce du centre-ville de Loches ne sera jamais touché."

Il se défend d’ailleurs de "voler" des clients, puisque ce sont eux qui décident d'aller chez lui. Ce qui les attire ? "On propose de la sandwicherie, de la caféterie. Les modes de consommation ont changé, les gens ne mangent plus forcément chez eux. En fait, on comble souvent un vide", explique-t-il.

"Oui, ce n’est pas de sa faute, ce sont les clients qui y vont. Mais il les attire quand même avec des prix, puisqu’il veut faire deux baguettes achetées, deux baguettes offertes", répond Jean-Marc Beauvais. En effet, la nouvelle boulangerie va casser certains prix : trois pains tradition pour deux euros le lundi, trois pizzas pour douze euros le vendredi, etc. 

Des places de parking devant la boulangerie

Mais l’argument le plus fort pour l’enseigne, c’est son emplacement : sur un rond-point de la départementale 943 entre Tours et Châteauroux. Une route très passante. En plus, la boulangerie a un parking d’une cinquantaine de places, en commun avec le magasin Noz.

"Ça peut être pratique parce que, de toute façon, à Loches moi je n’y vais jamais, commente Gisèle. Je suis handicapée, je ne peux pas me déplacer dans Loches, entre les petits trottoirs et les places de parking qui n’existent pas." Dans le centre-ville, les places de stationnement sont en effet en zone bleu – à la minute – devant les boulangeries. Un grand parking se trouve à 200 mètres. 

Plus adapté à nos vies en voiture ?

Un bon emplacement adapté au mode de vie contemporain selon Stéphane Blais : "On ne se déplace qu’en voiture, donc c’est compliqué de mettre tout le monde dans un centre-ville, donc les extérieurs de ville se sont développés. Ce n’est pas moi qui les ai développés, il y a eu les supermarchés, les fast-foods, puis les boulangeries."

Mais certains clients des magasins de la zone industrielle ne comptent pas se laisser convaincre par les boulangeries en périphérie. "Je suis contre, assène Yannick. Ce n’est pas normal, parce que les boulangeries du centre vont mourir." De quoi les inquiéter davantage : dans les prochains mois, une deuxième boulangerie devrait ouvrir en périphérie du centre-ville de Loches.