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Loi Sécurité globale : de nouvelles manifestations prévues samedi partout en France

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Par , France Bleu

Les opposants à la loi Sécurité globale vont à nouveau se rassembler ce samedi en France. Syndicats de journalistes, défenseurs des libertés publiques et autres amateurs de "free parties" combattent vivement ce texte et notamment l'article 24 qui vise à pénaliser la diffusion d'images de la police.

Les opposants à la loi Sécurité globale appellent à de nouveaux rassemblements samedi en France
Les opposants à la loi Sécurité globale appellent à de nouveaux rassemblements samedi en France © AFP - Georges Gonon-Guillermas / Hans Lucas

Deux semaines après les précédentes "marches des libertés", les opposants à la loi Sécurité globale se réunissent à nouveau samedi partout en France. Syndicats de journalistes, défenseurs des libertés publique et amateurs de "free parties" appellent à la mobilisation pour réclamer l'abandon du texte. 

Lancé en novembre par les syndicats de journalistes et la Ligue des droits de l'homme (LDH), le mouvement auquel se sont greffées depuis de nombreuses autres organisations, et qui est également soutenu par des Gilets jaunes, demande le retrait de plusieurs dispositions clés du texte, à commencer par l'article 24 qui pénalise la diffusion malveillante d'images de membres des forces de l'ordre.

Le gouvernement défend cette mesure qui vise selon lui à protéger les policiers victimes d'appels à la haine et au meurtre sur les réseaux sociaux. Le collectif "#StopLoiSécuritéGlobale", qui a demandé jusqu'ici sans succès à être reçu par le président Emmanuel Macron, cible également les articles 21 et 22 sur l'usage des caméras-piétons et des drones par les forces de l'ordre.

Il s'oppose en outre au "nouveau schéma national du maintien de l'ordre" (SNMO), régulièrement invoqué par les forces de l'ordre pour limiter la couverture médiatique des manifestations. "Avec cette proposition de loi viendrait tout un arsenal d'outils pour restreindre les libertés publiques et amplifier la répression : empêcher de filmer les pratiques policières, la surveillance généralisée par drone et par caméra-piéton, l'octroi de dangereux pouvoirs aux entreprises privées de sécurité...", plaident les membres du collectif.

"Le texte passera au Sénat mi-mars avant de revenir à l'Assemblée (nationale). Nous devons le faire tomber", ont-ils ajouté dans un communiqué cette semaine, en appelant à une nouvelle mobilisation samedi "partout en France".

Des dizaines de rassemblements prévus en France

Des rassemblements sont notamment prévus à Paris, place de la République, samedi en début d'après-midi, et à Lyon, place du Maréchal Lyautey, ainsi que dans des dizaines d'autres villes selon les sites du collectif et de la LDH, notamment à Strasbourg, Rennes, Chambéry, Arras, Toulon, Clermont-Ferrand...

Depuis le début de l'examen de la proposition de loi, le nombre de manifestants a varié d'un mois à l'autre. La plus importante journée de mobilisation, le 28 novembre, avait rassemblé 500.000 personnes dans le pays selon la coordination, 133.000 selon le gouvernement.

Les "marches de la liberté" du 16 janvier, ont quant à elles rassemblé 34.000 personnes en France selon la police, et 200.000 selon les organisateurs, selon les données fournies par le ministère de l'Intérieur et le syndicat SNJ-CGT à l'AFP.

La proposition de loi a été vivement critiquée ces derniers mois, en France par la Défenseure des droits et la Commission nationale consultative des droits de l'Homme, et à l'étranger par des rapporteurs spéciaux des Nations unies et la commissaire aux droits de l'Homme du Conseil de l'Europe

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