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Économie – Social

Loi travail : "Le mot d'ordre est de criminaliser la mobilisation" (le responsable des jeunes communistes de la Loire)

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

La nouvelle journée de mobilisation contre la loi travail sera particulièrement surveillée ce mardi. Notamment à Saint-Étienne où le rassemblement de la semaine dernière a entrainé des débordements devant la permanence parlementaire de Jean-Louis Gagnaire.

Échauffourés entre policiers et manifestants devant la permanence parlementaire
Échauffourés entre policiers et manifestants devant la permanence parlementaire © Radio France - François Madeuf

Saint-Étienne, France

Les syndicats appellent à une nouvelle journée de mobilisation contre la loi travail ce mardi. Une manifestation est prévue à 10h30 à Saint-Étienne. Départ devant la bourse du travail direction la place de l'Hôtel de ville. A Roanne, le rendez-vous est à 10h30 : les opposants envisagent de bloquer le Pont du Coteau avant de partir direction la mairie.

Des rassemblements sous surveillance notamment à Saint-Étienne. La semaine dernière, jeudi 12 mai, le rassemblement a dégénéré : des manifestants sont entrés dans la permanence parlementaire du socialiste Jean-Louis Gagnaire. Une banderole a été déployée. 16 policiers ont été blessés selon les syndicats de policiers. Martin Pontier, le responsable fédéral des jeunes communistes dans la Loire, revendique l'action de ces quatre militants qui ont accroché la banderole à la permanence. Une "action pacifiste et symbolique" selon lui. Et il dénonce un mensonge sur les violences perpétrées à l'encontre des policiers.

Martin Pontier responsable fédéral des JC Loire

M.Pontier : "Il n'y a eu aucun vol, aucune dégradation, aucune violence à l'intérieur de la part de ces quatre jeunes militants qui ont été saisis par la police, mis en joue et menacés de mort par les forces de l'ordre. Je dis qu'il y a une version mensongère. Je suis un peu scandalisé par les déclarations de la police de 16 blessés. On voit sur de nombreuses vidéos, qu'il n'y a que sept policiers qui ont chargé les manifestants. Il y a des insultes qui ont été entendues de la part de la police qui étaient non pas pour  maintenir l'ordre mais pour alimenter la haine. Le ministre Bernard Cazeneuve nous a traité de prfessionnels de la haine de l'État. Je dis juste qu'il y a aussi d'autres professionnels ce sont ces agents-là qui nous ont foncé dessus qui n'ont pas cherché à comprendre. Quatre manifestants ont aussi fait des déclarations sur des jours d'ITT. Nous on a pas grossi les chiffres. Je pense que le mot d'ordre c'est d'atténuer la mobilisation, de la casser, de la criminaliser, de nous faire passer pour des casseurs. Je ne vois pas à quel moment 16 policiers auraient pu être blessés".

Un service d'ordre renforcé dans la manifestation stéphanoise

C'est donc dans ce contexte que va se dérouler la manifestation stéphanoise. Les jeunes communistes et la CGT vont mettre en place un service d'ordre renforcé. Une chaine humaine doit entourer le cortège des étudiants et des lycéens en tête de manifestation. L'objectif c'est de prévenir tout débordement. D'éviter de "tomber dans le piège" des violences que tendrait le gouvernement selon les JC qui estiment qu'il y a une volonté politique de faire dégénérer les manifestations pour "criminaliser le mouvement". Certains manifestants seront donc chargés de filmer la manifestation, d'enregistrer des preuves en cas de besoin.

Une chose est certaine : le mouvement se durcit, se radicalise. Même s'il reste globalement bon enfant dans la Loire. Mais l'utilisation du 49-3 a remobilisé les opposants à la loi travail selon le leader de la CGT dans le Roannais, Serge Lenoir.

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