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Économie – Social

Loiret : les éleveurs de porcs sont pessimistes

jeudi 13 août 2015 à 19:26 France Bleu Orléans

Le marché de porcs de Bretagne n’a pas ouvert, mercredi. Les deux principaux acheteurs ont refusé d’y participer pour protester contre le prix fixé par le gouvernement. Une situation qui inquiète les éleveurs du Loiret.

Christian Lefèvre, éleveur de porcs à Ouezer-sur-Trézée
Christian Lefèvre, éleveur de porcs à Ouezer-sur-Trézée © Radio France - Clémentine Vergnaud

Ils sont assez peu dans le Loiret, comparativement aux céréaliers. Pourtant, les éleveurs de porcs sont directement touchés par la situation de la filière. A Ouzouer-sur-Trézée par exemple, Christian Lefèvre a 150 truies et sèvre 3 600 porcelets par an. Cet éleveur de 56 ans travaille depuis 30 ans dans le secteur.

"Chez nous, il n'y a pas de grève !" Christian Lefèvre, éleveur de porcs

Et face au blocage du marché du porc par certains industriels, il est désabusé. Il subit la situation : « Quand un porc atteint les six mois, il fait 120 kilos et il doit partir à l’abattoir. Chez nous il n’y a pas de grève ! Quel que soit le prix, on le met à l’abattoir. »

Conséquence pour lui : le prix au kilo repart à la baisse , malgré les prix imposés par le gouvernement il y a deux mois, à 1.40€. Un seuil qui n’était déjà pas un luxe pour lui. « C’est le minimum auquel il faudrait qu’on soit. Moi, mon coup de production est plutôt autour de 1.45€ ou 1.50€ » , explique Christian Lefèvre.

Car avec la baisse des prix dans la filière porcine depuis deux ans, sa situation bancaire se dégrade . Depuis trois ans, il doit chaque année emprunter 30 000€ à sa banque pour terminer l’année. Aujourd’hui, entre les emprunts liés aux bâtiments, à l’évolution de l’activité et au rachat de la part de ses associés partis à la retraite, il a 150 000€ de dettes à rembourser. Pour le moment, la situation est encore tenable parce que sa banque lui fait confiance. Mais impossible de savoir jusqu'à quand. " Quant aux aides de l'Etat, elles ne suffiront pas à rééquilibrer mon activité" , déplore Christian Lefèvre.

Eleveur porc ENRO avec ambiance