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Longvic : les salariés de 3M s'inquiètent de la fermeture de leur site

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Par , France Bleu Bourgogne
Longvic, France

La nouvelle a été annoncée par la direction aux salariés le 25 avril dernier : le site 3M de Longvic va fermer ses portes d'ici la fin de l'année 2018. Les 84 salariés ne s'y attendaient pas, et cette annonce leur laisse un goût amer.

Le site de Longvic fabrique, entre autres, du ruban adhésif
Le site de Longvic fabrique, entre autres, du ruban adhésif © Maxppp - Landov

Ils l'ont appris le 25 avril dernier : les 84 salariés de 3M à Longvic vont devoir quitter leur site d'ici la fin de l'année 2018. La direction avance un " projet de restructuration des activités industrielles et de logistique du secteur du bricolage et du bâtiment. " Dans un communiqué, elle explique que la baisse de l'activité du site de Longvic entraîne " des taux d’utilisation des équipements industriels de moins de 50 % et un résultat opérationnel insuffisant pour maintenir et développer l’activité. "

Résultat, 33 postes seront supprimés, 30 autres seront transférés sur le site de Veyziat dans l'Ain (où 32 postes doivent être supprimés ), 2 postes seront transférés sur le site de La Mure en Isère, et les 19 postes de commerciaux seront rattachés à Veyziat. La production, elle, sera " consolidée sur des sites européens " d'après la direction, " délocalisée en Pologne et en Italie " d'après les syndicats.

Maintenant qu'ils sont bien implantés, ils n'ont plus besoin de nous

Si les salariés et les syndicats ont bien conscience que le secteur du bricolage n'est pas au meilleur de sa forme, " les chiffres ne sont pas cohérents avec ce qu'ils nous annoncent. " D'autant que le jour de l'annonce de la fermeture du site, les salariés ont reçu un mail " qui disait que les bénéfices du groupe au niveau mondial ont augmenté. "

Alors ils sont " dégoutés. " Ils ont été rachetés en 2011 par le groupe américain. " Notre sentiment c'est qu'on a été rachetés pour qu'ils puissent s'implanter sur le marché français, on était une sorte de porte d'entrée ", expliquent les syndicats. " Maintenant que leur marque est partout, ils n'ont plus besoin de nous. Ils achètent, ils s'implantent, et ils virent le personnel."

Ils nous demandent de travailler pour ne pas perdre de clients, mais nous, on va perdre nos emplois

Le projet de restructuration va maintenant entrer dans la phase des négociations. La prochaine rencontre entre la direction et les partenaires sociaux, ce sera le 17 mai à Veyziat, pour discuter de l'accord de méthode.

Mais en attendant, les salariés continuent de travailler. " On nous dit qu'il ne faut pas qu'on perde nos clients, qu'il faut les garder jusque fin 2018, donc on dit aux gens sur les machines de travailler pour tenir jusque là, mais nous on va perdre nos emplois. C'est quand même un peu difficile à avaler. "

La direction de son côté affirme qu'elle cherche un repreneur pour le site, " afin d’y développer de nouvelles activités créatrices d’emplois "

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