Économie – Social

Lorient : des boîtiers pour alerter la police municipale en un seul clic

Par Thomas Schonheere, France Bleu Breizh Izel et France Bleu jeudi 21 janvier 2016 à 22:35

Une pression suffit pour être mis en relation avec la police municipale
Une pression suffit pour être mis en relation avec la police municipale © Radio France - Thomas Schonheere

Etre mis en relation, en direct, avec la police municipale, voilà ce que propose H. Call Systems, une entreprise basée à Dinard (Ille-et-Vilaine). A Lorient, si ses boîtiers ont déjà été installés dans plusieurs bâtiments municipaux, les commerçants du centre-ville, eux, sont partagés.

C'est un boîtier qui n'est pas plus gros qu'un sablé breton. Il faut le relier à Internet et le tour est joué. Un clic suffit, et au PC Sécurité de la police municipale de Lorient (Morbihan), le résultat est immédiat : sonneries, SMS, mails, l'alerte est simultanée, avec à chaque fois l'adresse et l'identité de celui qui a besoin d'aide. "Très souvent, quand une personne est agressée, elle est en panique et n'a pas le temps de prendre son téléphone. Ou si elle le prend, elle ne se souvient plus quel numéro il faut composer, explique Jean-Michel Rutbi, le directeur général d'Orre Energy, l'entreprise qui commercialise les boîtiers H. Call. Ce dispositif permet de prévenir la police municipale en même temps que l'agression et non plus cinq minutes après, quand les malfrats sont partis."  

Entre 9,90 et 17,90 euros par mois

En France, plusieurs villes dont Dinard, où est implantée la société H. Call Systems, ont adopté le dispositif. Pour le moment, à Lorient, seuls quelques bâtiments municipaux sont équipés de boîtiers H. Call : l'hôtel de ville, le centre communal d'action social (CCAS), la médiathèque ou encore la piscine. Les commerçants du centre-ville, eux, ont été sensibilisés à ce dispositif. Ce jeudi soir, pour ceux qui se sont montrés intéressés, une réunion a même été organisée en présence du chef de la police municipale. Pour autant, certains ne sont pas prêts à sauter le pas. D'abord, à part les bars, les buralistes ou les bijoutiers, peu de commerçants se sentent véritablement concernés par les braquages. Ensuite, il y a le prix : entre 9,90 et 17,90 euros par mois, selon les modèles de boîtiers. "Cela fait cher, surtout quand on a déjà des caméras et un système de surveillance assuré par une société privée", résume un bijoutier.

Christine, elle, est pour. Elle travaille dans un tabac-presse du centre-ville de Lorient et s'est déjà faite braquer : "C'était un débutant et je ne me suis pas laissée faire. Mais maintenant, je me demande quel comportement j'aurai si cela se reproduisait. Vous avez beau avoir le portable, sur le coup ça ne sert à rien. Donc effectivement un petit boîtier caché dans un coin et qui vous rassure, oui !"