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Économie – Social

Louis Gallois sur Air France : "Il ne peut rien sortir de ces violences"

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Par , France Bleu Gironde

L'ancien patron de la SNCF préside aujourd'hui la Fédération Nationale des Associations de Réinsertion Sociale, dont l'antenne aquitaine fête ses 30 ans à Bordeaux. Sur le dossier des migrants, il estime que la France doit accueillir toutes les personnes en situation de précarité sans distinction.

Louis Gallois préside aujourd'hui la FNARS
Louis Gallois préside aujourd'hui la FNARS - MaxPPP

Bordeaux, France

France Bleu Gironde : Avant de parler d'insertion sociale, vous êtes aussi l'ancien patron de la SNCF, quelle est votre réaction aux violences chez Air France ?

Louis Gallois : Il est tout à fait dommageable qu'il y ait des violences alors qu'on parle de choses aussi sérieuses que l'avenir d'Air France. Je pense qu'il faut que tout le monde se mette autour de la table et dans le calme car il ne peut rien sortir de ces violences.

Avez-vous déjà craint de tels débordements quand vous étiez PDG ?

Non, je n'ai jamais été dans cet état d'esprit et heureusement je n'ai jamais été confronté à ce genre de choses. Cela ne peut déboucher sur rien et cela n’améliore les choses pour personne. Il faut maintenant que chacun retrouve son calme.

On va accueillir en France 24.000 migrants dans les 2 ans qui viennent, où va-t-on les mettre ?

D'abord actuellement, je tiens à préciser qu'il n'y a aucun déferlement de migrants comme je l'entends ça et là. Sur les 7 premiers mois de l'année, on est dans des chiffres qui ne sont pas supérieurs à 2014, mais il faut tout de même se préparer à accueillir ces demandeurs d'asile. On a vu d'ailleurs que des capacités d’hébergements qu'on n'avait pas réussi à identifier avant, sont apparues et je m'en réjouis car la France doit être un pays ouvert, accueillant, optimiste et on ne doit pas laisser à notre jeunesse un pays racorni qui refuse l’accueil et qui rejette tout ce qui vient de l'extérieur.

Comprenez vous l’amertume de certaines associations qui attendent des solutions pour les sans-abris depuis des années et qui voient des logements se dégager depuis quelques semaines ?

Oui je le comprends, mais moi je veux m'en réjouir. L'affaire des Syriens a permis de faire apparaître des capacités qui sont disponibles pour tout le monde. Simplement n'opposons pas les publics tous les demandeurs d'asile d'où qu'ils viennent ont droit à un hébergement c'est la loi, et les sans-abris aussi, ils faut qu'il en bénéficient.

Qu'est ce qui bloquait selon vous ?

Je n'en sais rien... Demandez à ceux qui ont trouvé ces solutions. Ce qui est sûr c'est qu'il ne faut pas faire de distinction entre réfugiés politiques et migrants économiques. A partir du moment où les gens sont sur le sol national, il faut les accueillir, c'est la règle de l’accueil inconditionnel qui est la nôtre.

Louis Gallois était ce matin l'invité de Florence Pérusin

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