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Économie – Social

Lourdes : du nouveau pour les salariés de l'usine Toupnot

lundi 15 avril 2019 à 22:20 - Mis à jour le lundi 15 avril 2019 à 18:00 Par Sonia Ghobri, France Bleu Béarn

Une nouvelle réunion s'est tenue, ce lundi, à la préfecture de Tarbes concernant l'avenir de l'usine Toupnot, à Lourdes. Les conclusions d'une seconde expertise ont été rendues, elles confirment que l'entreprise serait viable en cas de reprise de l'activité.

Les salariés de l'usine Toupnot se sont rassemblés devant la préfecture de Tarbes
Les salariés de l'usine Toupnot se sont rassemblés devant la préfecture de Tarbes © Radio France - Sonia Ghobri

Lourdes, France

Les 73 salariés de l'usine Toupnot, à Lourdes retrouvent l'espoir, trois mois après l'incendie qui a ravagé la conserverie de corned-beef. Une réunion avait lieu, ce lundi, à la préfecture de Tarbes, pour leur communiquer les résultats d'une seconde expertise. Celle-ci confirme que la conserverie a toujours un avenir : "cette étude prouve qu'il est possible de reconstruire l'usine sur le site de Lourdes, elle serait viable à condition toutefois d'avoir une politique commerciale agressive et de développer des produits ancrés dans le territoire", précise le préfet des Hautes-Pyrénées, Brice Blondel. 

L'hypothèse privilégiée par les pouvoirs publics prévoit de reprendre deux tiers des salariés. "La question est maintenant de savoir si Cofigéo et l'entreprise Toupnot décident de se mobiliser pour mettre en oeuvre ce projet, ça veut dire qu'il faut qu'ils le portent de manière extrêmement volontariste, soit ils ne le sont pas. Auquel cas se pose la question de savoir qui peut l'être", conclut le préfet. 

Création d'un atelier-relais dans quatre mois maximum 

Il a donc été décidé de mettre en place dans un délai de deux à quatre mois un atelier-relais, un atelier provisoire pour la relancer l'activité. "Sans cela, nous ne pouvons pas envisager une reconstruction de l'usine", explique le préfet. 27 salariés reprendront le travail dans un délai de quatre mois maximum. 

Une excellente nouvelle pour Eric, salarié de Toupnot depuis 36 ans, "ça met du baume au coeur, je n'avais presque plus d'espoir, ça prouve que notre usine est viable". Philippe Combe représentant du personnel salue, lui aussi, cette décision du groupe Cofigéo, propriétaire de l'usine, "on est content, même si cela aurait pu être fait depuis longtemps, nous demandons la création de cet atelier-relais depuis plus de deux mois. Nous allons enfin pouvoir honorer les commandes en attente, prendre celles qu'on nous propose et faire vivre notre carnet de commandes jusqu'à ce qu'on sache s'il y a repreneur ou pas". 

Le groupe Cofigéo hésite encore à vendre 

Le groupe Cofigéo ne s'est toujours pas prononcé sur une reprise ou non du site Toupnot. "Cofigéo a fait part de ses réserves sur la viabilité de Toupnot", explique Brice Blondel, le préfet des Hautes-Pyrénées. Les dirigeants communiqueront leur décision dans le courant du mois. Le préfet leur demande tout de même de lui dire dans la semaine, s'ils souhaitent ou non que l'Etat les accompagne pour trouver un nouveau repreneur. "Cela peut prendre du temps, il faut donc commencer à prospecter le plus tôt possible. Nous avons les outils pour trouver un nouveau repreneur, nous avons la volonté pour ça parce que sommes persuadés que c'est un bon projet"

"A moins d’un miracle, ce qui m’étonnerait, je pense qu’il y aura un repreneur" 

Philippe Combe, représentant du personnel, le groupe Cofigéo a déjà pris sa décision "à moins d’un miracle, ce qui m’étonnerait, je pense qu’il y aura un repreneur. Depuis le début, ils nous promettent de reconstruire l'entreprise si les cabinets d’expertise disent que l’entreprise est viable. Deux cabinets le disent aujourd'hui. Et on nous répond maintenant "je ne sais pas". Pour porter un projet, il faut avoir de la conviction, je ne pense pas qu’ils en aient et je ne dois pas être le seul. Avec l'aide l’Etat, des pouvoirs publics, de la région, j’ai l'espoir d'une belle fin".